ORIT@ : BULLETIN ELECTRONIQUE MENSUEL D'INFORMATION SUR LES
TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION (TIC) AU BENIN
Numéro 18, août 2001
(c) ORIDEV-ONG, www.oridev.org
----------------------------------------------------------------------
CONTENU :
---------
* EDITORIAL : L'internet des pauvres
* ACTUALITES :
- Pénurie des cartes de recharge à Libercom : le ras-le bol des
abonnés
- Le club Fragments du Monde-ORIDEV décrohe un autre prix
international de production de contenus
- Le PAJE ORIDEV dispose de son site web
- Conférence internationale Edward BOUCHET - Abdus SALAM (EBASI) :
sciences physique - technologie de Pointe et développement de
l'Afrique
- La BOAD soutient l'extension des réseaux cellulaires
- CEFOCIel, une communauté virtuelle de spécialistes de l'Information
Documentaire du Bénin
- L'IDEE organise une conférence débat sur les NTIC et la culture
- La Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin dispose de son réseau
informatique
- Libercom à Natintingou!
- Réduction du coût de la communication internet par l'OPT
* FOCUS : Cinématographie en zones défavorisées : le Cinéma Numérique
Ambulant au Bénin
* ECHOS DU WEB BENINOIS : Le site des artistes AZIZART.ORG en ligne !
* AFRIQUE
- Lancement d'un concours sur la recherche en NTIC par l'IRTAVI
* TRUCS ET ASTUCES :
- Un numéro de téléphone à tout faire
- Moins d'anglais sur le web
* AGENDA
- Rencontre de l'association Fête de l'Internet en Afrique à Cotonou
- Université de la Communication à Hourtin
-----------------------------------
EDITORIAL : L'internet des pauvres
-----------------------------------
Depuis plusieurs jours, il est devenu pénible, quelquefois impossible
à un grand nombre d'internautes béninois d'accéder à l'internet.
Navigation très lente, impossibilité de naviguer, problèmes de
réseaux, déconnexions intempestives, ont été (sont) leur lot
quotidien.
Tout cela peut surprendre toute personne suivant l'actualité NTIC au
Bénin, puisque depuis le début du mois de juillet, la bande passante
nationale est passée de 128 kilobits/s à un mégabit/s.
Les abonnés du fournisseur d'accès FirstNet et les internautes
exploitant les cybercentres connectés par son biais sont les
principales victimes de cette situation. Différents problèmes
entravent sérieusement le service offert. D'une part, il semblerait
que la liaison FirstNet-OPT connaisse des dysfonctionnements (l'OPT
fournit l'accès au web à FirstNet, même si ce denier dispose aussi en
descente d'une connexion par satellite indépendante), ce qui perturbe
les communications. De plus, FirstNet essaie depuis plus d'une dizaine
de jours d'opérer des aménagements sur sa liaison satellite, mais la
célérité de ces opérations laissent à désirer. Corollaire, les abonnés
FirstNet et les cybercentres qui ont accès à travers lui ne peuvent
plus naviguer ou satisfaire leurs clients. En ce qui concerne la
connexion OPT, elle a connu des perturbations récurrentes ces derniers
jours (notamment des déconnexions intempestives).
Dès lors, pour la grande masse des internautes, le salut se situe
auprès des quelques rares institutions jouissant d'une connexion par
satellite indépendante de la liaison nationale (Centre d'Education à
Distance, Place du Québec notamment).
Toutes ces difficultés soulèvent différentes problématiques, notamment
la question de l'expertise nationale. Nul ne peut mettre en doute la
bonne volonté des gestionnaires des réseaux internet béninois. Mais il
semble évident que des renforcements de capacité et la formation d'une
expertise nationale suffisante permettrait au Bénin de sortir plus
rapidement des problèmes de réseaux devant intervenir de façon
inéluctable. Des technologies comme la connexion sans fil restent à
être maîtrisées.
C'est dans ce contexte qu'il devient compréhensible que les Béninois
(et les Africains en général) accueillent favorablement l'offre des
multinationales à l'humanisme douteux de les aider à renforcer leur
expertise. En effet, dans certains cercles de professionnels, des
critiques sont souvent formulées envers les Africains qui acceptent
que la firme américaine CISCO, l'un des leaders mondiaux dans les
technologies réseaux internet, implante des " académies CISCO " (en
collaboration avec les programmes internet SDNP du PNUD) dans ces pays
(voir le numéro 11 du bulletin Orita). Les Africains demeurent
convaincus que l'offre de ces entreprises, tout comme quelquefois
celle des Nations Unies, n'est pas neutre (les techniciens africains
formés sur CISCO proposeront d'abord des solutions techniques CISCO,
ce qui arrondit le chiffre d'affaire de la firme). Mais de quelle
alternative disposons-nous pour l'heure en face aux problèmes comme
ceux évoqués plus haut ? Devons-nous nous contenter des formations
INET ou autres offertes sporadiquement par des institutions à but non
lucratif ? En attendant la disponibilité d'une expertise adéquate, en
attendant l'émergence d'une ingénierie NTIC béninoise, africaine, et
face aux urgences de l'heure, l'Afrique est bien obligée d'accepter
des chevaux de Troie. Mais s'agit-il bien de chevaux de Troie puisque
l'Afrique industrielle capable de rivaliser avec le reste du monde est
encore en création, et que si ce n'était les Etats-Unis, ce serait la
France, ou tout autre pays européen ou asiatique ? Une attitude semble
salvatrice : soyons des réceptacles intelligents et suscitons la
concurrence !
Bonne lecture
Ken LOHENTO
Responsable de la publication
-------------
* ACTUALITES :
-------------
- Pénurie des cartes de recharge à Libercom : le ras-le bol des
abonnés
Libercom est depuis quelques temps en difficulté croissante. Les
abonnés du plus grand réseau cellulaire GSM crient déjà leur
exaspération face à ce que certains appellent "abus de confiance" de
la part des autorités de la société. En effet, en plus de la
suspension de la vente des cartes de recharge de 5.000 FCFA qui a
révolté les abonnés du réseau il y a quelques jours seulement, le
service de la messagerie est désormais facturé plus cher. La pénurie
des cartes de recharge de 5.000 FCFA, 10.000 FCFA et de 25.000 FCFA
survenue depuis près d'un mois vient raviver la colère des abonnés.
Impossible désormais de charger son abonnement, donc d'utiliser son
cellulaire pour beaucoup. A moins de se ravitailler au marché noir qui
spécule sur les coûts (et qui commence à s'épuiser) ou à moins d'aller
se ravitaller au Nord du pays ou des cartes de recharge existent en
stock). Il s'avère donc indispensable que les autorités de Libercom
prennent les dispositions nécessaires pour éviter ces désagréments
aux abonnés. Son image en dépend.
- Le club Fragments du Monde-ORIDEV décrohe un autre prix
international de production de contenus
Dans le cadre des IV ème Jeux de la Francophonie qui se sont déroulés
à Ottawa au Canada du 14 au 24 juillet 2001, un concours international
dénommé "les mordus de la langue" a été organisé par Radio-Canada sur
le thème "Jeunesse et Langue française". Des jeunes membres de Oridev
ayant obtenu le prix de la production de contenus au concours
international Fragments du Monde (www.fragmentsdumonde.org) ont soumis
un site qui leur a permis de décrocher le prix attribué par la
biennale de la langue française, catégorie littérature web (www.radio-
canada.ca/mordus).
Hébergé sur le serveur de Oridev (www.oridev.org/lescotonois), ce site
élaboré aux couleurs de la francophonie et titré "La langue française
en ballade à Cotonou" présente la langue française dans son évolution,
notamment son enrichissement et son utilisation par les jeunes à
Cotonou. Il s'est également intéressé à la jeunesse telle que comprise
par les Cotonois et a présenté un lexique riche de particularismes du
Français parlé par les jeunes de Cotonou ainsi que l'équipe qui a
réalisé le site.
Avec un graphisme agréable et l'utilisation de scripts, ce site primé
confirme l'expertise qui se met en place au sein des jeunes ORIDEV.
http://www.oridev.org/lescotonois/
www.radio-canada.ca/mordus
- Le PAJE ORIDEV dispose de son site web
www.paje.oridev.org est le site récemment mis en ligne du Point
d'accès aux Inforoutes pour la Jeunesse de ORIDEV. Elaboré dans un
style "jeune", ce site offre à la communauté scolaire et estudiantine,
des services adaptés à leurs besoins, notamment trois rubriques
d'intérêt que sont :
- "Correspondance" pour favoriser des échanges entre jeunes
francophones. Elle met notamment à disposition des jeunes des contacts
gratuits de correspondants et aussi la possibilité de publier des
annonces ;
- "Trucs et Astuces" où sont donnés des conseils et techniques en
informatique ;
- "Interview" qui est une tribune d'expression libre des jeunes leur
permettant de présenter leurs espérances, expériences et activités
dans le domaine des NTIC.
Un forum sera bientôt activé pour davantage faciliter les échanges
entre les jeunes.
Rapellons que le projet PAJE, initié par l'Institut Francophone des
Technologies de l'Information et de la Formation (INTIF
www.intif.francophonie.org) a pour objectif de faciliter l'accès des
jeunes francophone aux technologies de l'information et du multimédia.
www.paje.oridev.org
- Conférence internationale Edward BOUCHET - Abdus SALAM (EBASI) :
sciences physique - technologie de Pointe et développement de
l'Afrique
Du 6 au 10 Août s'est tenue à Cotonou, au Centre Internationale de
Conférences, la quatrième conférence internationale Edward BOUCHET -
Abdus SALAM (EBASI) co-organisée par l'Institut Edward Bouchet Abdus
Salam, le Centre international de physique théorique de Trieste,
l'Institut de Mathématique et de Sciences physiques de l'Université
Nationale du Bénin et l'Office des Postes et Télécommunications du
Bénin.
Les objectifs de cette conférence sont entre autres d'organiser
périodiquement en Afrique des forums scientifiques d'échange entre
scientifiques technologistes et mathématiciens de l'Afrique et de la
diaspora et de contribuer à l'amélioration des équipements de
laboratoires africains par le transfert de matériels de pointe des
Etats-Unis vers l'Afrique.
Animée par des scientifiques africains, américains et européens cette
conférence a également consacré une grande partie de ses activités aux
nouvelles technologies de l'information et de la communication. Au
nombre des thèmes développés en ce sens, on peut citer :
- RASCOM : information and communication technology closing the
infrastructure GAP in Africa ;
- Secteur des télécommunication en Tunisie, réalisation et
perspectives ;
- Nonlinear transmission lines and development of new technologies of
communications ;
Des stands de produits ont été présentés au public par ENERDAS
(solutions d'énergies renouvelables -solaire et thermique- pour les
zones résidentielles et périurbaines), Libercom (produits de
téléphonie mobile), l'OPT (offre de services de télécommunication)
etc. et l'entreprise UNITEC. Ce dernier a notamment présenté, en tant
que partenaire officiel, le projet qu'il pilote en partenariat avec
l'OPT sur le développement des réseaux privés (couverture numérique du
territoire national). A terme, ce projet permettra d'améliorer la
qualité des communications et notamment la connectivité à Internet.
Vingt trois pays africains ont pris part à la conférence.
- La BOAD soutient l'extension des réseaux cellulaires
Le vendredi 20 juillet 2001 au Marina Hôtel de Cotonou (ex-Shératon) a
été signé un accord de prêt entre le président de la Banque Ouest
Africaine de Développement (BOAD) et Steven Head, directeur général de
Titan-Africa Inc. D'un montant de 3 milliards de FCFA, ce financement
a pour but d'appuyer l'extension du réseau céllulaire Libercom sur
l'ensemble du territoire national et ainsi de passer des 60.000
abonnés actuels à 140.000 lignes.
Il faut noter que Libercom avait déjà bénéficié d'un prêt initial de
la BOAD d'une valeur de 5 milliards de FCFA qui lui permit d'installer
le système VSAT de deux commutateurs numériques, un réseau de
cellulaire mobile et un système de transmission numérique par câble
optique reliant Cotonou à Parakou.
(Source : La Nation du lundi 23 juillet 2001)
- CEFOCIel, une communauté virtuelle de spécialistes de l'Information
Documentaire du Bénin
Initiée au lendemain de la Journée des étudiants du CEFOCI, "le CEFOCI
en ligne" ou "CEFOCIel" est une liste de discussion consacrée aux
échanges professionnels entre spécialistes de l'information
documentaire du Bénin (Archivistes, Bibliothécaires, Documentalistes).
Elle offre un cadre de collaboration entre les anciens et nouveaux
étudiants du Centre de Formation aux Carrières de l'Information sous
la tutelle de l'Ecole Nationale d'Administration. Cette liste compte
actuellement une trentaine de spécialistes de divers rangs et
expériences.
Initiative saluée par le milieu professionnel, cette liste constitue
un créneau de discussion autour des thèmes de gestion de l'information
et aussi de l'implication des nouvelles technologies dans la gestion
du savoir et son implication pour les professionnels.
Pour plus d'information ou pour s'y abonner :
http://groups.yahoo.com/group/CEFOCIel
ou écrire à l'adresse :
thouzanme@...
- L'IDEE organise une conférence débat sur les NTIC et la culture
L'Institut de développement et d'échanges endogènes (Idée) de Ouidah a
servi de cadre, le samedi 04 août 2001, à une conférence débat sur le
thème "Culture et utilisation des nouvelles technologies de
l'information et de la communication : incompatibilité ou opportunité
de promotion réciproque". Présidée par Gaston ZOSSOU, ministre de la
Communication et des Technologies Nouvelles (ancien Ministre de la
Culture et de la Communication) assisté du professeur Honorat AGUESSY,
cette conférence a été donnée en présence de cadres universitaires,
d'étudiants, de journalistes, etc. Les conférenciers ont insisté sur
la nécessité pour les Béninois de s'approprier les nouvelles
technologies, en l'occurrence l'outil informatique et l'internet afin
de valoriser par celles-ci notre culture. Gaston ZOSSOU a affirmé que
l'ordinateur et l'internet ne doivent plus être ni un luxe ni paraître
étranges pour le commun des Béninois. En ce sens, le gouvernement
entend faire une réelle promotion de ces outils dans les
établissements d'enseignement secondaire, ce qui permettra au Bénin de
ne pas rester à la traîne en matière d'appropriation des NTIC a-t-il
ajouté.
- La Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin dispose de son réseau
informatique
Dans le cadre du projet d'informatisation élaboré et soumis à la
Conférence Permanente des Chambres Consulaires Africaines qui l'a
approuvé, la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin (CCIB) a reçu
de cette institution, un don de matériel informatique d'une valeur de
plus de soixante quatre millions de francs CFA. Ce projet prend
également en compte, l'installation, la mise en réseau du matériel, la
formation du personnel et la rénovation d'une vingtaine de centres de
formalité des entreprises. Le projet est également exécuté au Sénégal,
en Guinée et en République du Congo et a pour objectif de renforcer
les capacités de fonctionnement des institutions consulaires
africaines.
- Libercom à Natintingou!
Le réseau Libercom est accessible à Natintingou (environ 650 km de
Cotonou, à l'autre extrémité du Bénin)! Tel est le constat que nous
avons fait, à notre plus grande surprise. En effet, les informations
officielles diffusées par l'OPT et le réseau Libercom faisaient
seulement état de la capacité de réception du signal Libercom à
Parakou (environ 450 km de Cotonou).Il faut toutefois préciser que le
signal est assez faible et qu'on ne reussit à se atteindre son
correspondant qu'après plusieurs tentatives.
- Réduction du coût de la communication internet par l'OPT
Depuis le 12 juillet dernier, le coût de la communication internet à
l'OPT a été réduit de plus de 50%. Alors qu'il était à 51 F la minute,
il vient d'être ramené au cout de la communication locale, 66 F toutes
les trois minutes, soit 22 F la minute. L'OPT rejoint ainsi ses
"concurrents" privés qui pratiquent ce coût.
----------------------------------------------------------------------
---------------------
* FOCUS : Cinématographie en zones défavorisées : le Cinéma Numérique
Ambulant au Bénin
----------------------------------------------------------------------
---------------------
L'un des promoteurs du cinéma numérique ambulant (Cna), M. Christian
Lambert, a animé jeudi dernier une conférence de presse au CCF de
Cotonou. Une occasion pour lui de présenter le projet du Cna qui vise
à rapprocher le cinéma des populations des zones éloignées de notre
pays.
"Pour voir un film à Ouidah, il n'existe que 2 ou 3 salles de vidéo,
sous équipés en matériels et en films. Les magnétoscopes sont des VHS
[ndlr : format Vidéo Home System) antédiluviens, de moniteurs, de
vieux téléviseurs. Le son et les images, pas toujours de bonne
qualité". Ces propos de M. Lambert traduisent le manque de salles
cinématographiques qui caractérisent bien de régions de notre pays.
C'est pour pallier ces insuffisances et donc, permettre aux
populations des zones rurales d'accéder au loisir que constitue le
cinéma que le Cna de Christian Lambert a conçu le projet de cinéma
ambulant.
Pour sortir le cinéma du giron des zones urbaines, le conférencier a
indiqué que le projet dispose de matériels cinématographiques
appropriés. Il s'agit d'un camion, d'un projecteur vidéo, d'un écran
d'une sonorisation de qualité, d'un lecteur de DVD, d'un groupe
électrogène, de quelques films sur support numérique. Cet arsenal de
projection permettra d'après le conférencier, de diffuser des films
africains et autres. Ainsi, les populations pourront voir sans aller à
Cotonou, Porto-Novo des films d'Idrissa Ouédraogo, de Gaston Kaboré,
de Sembène Ousmane, du béninois Jean Odoutan (Barbecue Péjo), pourvu
que ceux-ci soient sur support numérique.
M. Lambert a également précisé qu'en plus de ces films, des
documentaires relatifs à la lutte contre le sida, l'hygiène, la santé,
la scolarisation des enfants pourraient être diffusés dans nos
villages.
La population béninoise étant caractérisée par un faible taux de
scolarisation, M. Lambert a affirmé que le projet prévoit l'assistance
d'interprètes pour aider éventuellement à la compréhension des films.
Vu l'importance de ce projet pour l'Afrique, le Bénin en l'occurrence,
M. Christian Lambert, a lancé un appel aux sponsors, notamment à
l'Agence de la Francophonie afin qu'ils l'aident à étendre cette
entreprise. Il souhaite vivement un soutien institutionnel pour
pérenniser l'oeuvre entreprise. Le directeur de la cinématographie, M.
Akambi Akala présent à la conférence de presse a réaffirmé le soutien
du Ministère de la culture puisque pour lui le cinéma ne doit plus
être l'apanage des gens de la ville.
Installée à Paris (France) et à Ouidah l'Association Cinéma numérique
ambulant a pour but la diffusion de films africains en particulier
dans les régions d'Afrique où les populations n'ont pas accès aux
salles de cinéma généralement installées en ville.
La première projection a eu lieu [...] à Lobagbomé, un village de
Ouidah où a été tourné "Barbecue Péjo", un film du Béninois Jean
Odoutan.
Un article de Yves AKODEGNON publié dans "Le Matin" N°2128 du lundi 16
juillet 2001
-------------------------------------------------------------------
ECHOS DU WEB BENINOIS: Le site des artistes AZIZART.ORG en ligne !
-------------------------------------------------------------------
L'association AZIZART qui a pour objectif de sauvegarder et de
promouvoir la culture béninoise sur Internet (voir Orita 16, juin
2001) a mis en ligne son site web dédié à cet objectif. Réalisé avec
le logiciel Macromédia Flash, ce site d'un graphisme remarquable est à
la fois une prouesse artistique et technologique intégrant assez
aisément pages html, liens hypertextes et animations. Le site présente
des informations sur cette association, ses services, les conditions
d'adhésion, son contact, etc. Elaboré avec des outils modernes de
production de contenu, il rassure quant aux compétences de ses
administrateurs à promouvoir l'art béninois. Il a été officiellement
lancé le 3 aôut et mérite déjà l'admiration des internautes. Seule
contrainte : télécharger le plug-in Flash 5 avant de pouvoir
visualiser les animations. Le jeu en vaut bien la chandelle ! Le site
héberge déja des pages web sur plusieurs artistes.
www.azizart.org
---------
AFRIQUE :
---------
Lancement d'un concours sur la recherche en NTIC par l'IRTAVI
L'Institut de recherche IRTAVI vous invite à concourir pour le prix
scientifique qui récompense trois meilleurs travaux scientifiques et
inédits de 20- 25 pages (40.000-50.000 caractères) sur le thème :
"Economie de l'information, info-pauvreté et secteur informel en
Afrique centrale". L'étude doit comporter l'état des lieux des
indicateurs de l'Internet dans la région et une réflexion prospective.
- Premier prix : 500 euros ; 2eme prix : 300 euros ; 3ème prix : 250
euros.
- Condition de participation : toute personne intéressée par la
problématique indépendamment de l'âge, de la nation et de filière de
formation.
- Langue de concours : français, anglais, néerlandais.
- Date limite de dépôt : 30 septembre 2001.
- Soumission de l'article sous forme numérique à l'adresse :
irtavi@...
- Publication des textes retenus sous forme de livre par les Editions
"Société Ouverte".
- Proclamation des résultats : le 6 décembre 2001.
Ce concours se situe dans le cadre du colloque international
qu'organise IRTAVI du 3 au 6 décembre 2001 à l'Université Libre de
Bruxelles sur le thème : "NTIC, pauvreté et secteur informel en
Afrique centrale. Voyage vers l'économie de l'information". Ce
colloque est sous le haut patronage du Parlement Européen et de
Monsieur Romano Prodi, Président de la Commission Européenne. Il est
parrainé par l'Université Libre de Bruxelles et AFRICANTI.
http://www.francophone.net/irtavi/
(D'après une information de Raphaël NTAMBUE Tshimbulu Président de
l'IRTAVI)
------------------
TRUCS ET ASTUCES :
------------------
- Un numéro de téléphone à tout faire
Et si un seul numéro de téléphone donnait accès à tous les outils de
télécommunication (téléphone, fax, adresse électronique...) ? Tel est
l'ambitieux projet de l'IETF(Internet Engineering Task Force) avec le
protocole ENUM, qui permet de créer des noms de domaines à partir de
numéros de téléphone et de les associer aux divers services de
communication. En France, l'autorité de régulation des
télécommunications(ART) et le secrétariat d'Etat à l'Industrie,
intéressés par ce nouvel outil, ont lancé une consultation publique
dont les réponses sont actuellement sur www.art-telecom.fr
Extrait du magazine SVM N°195, Juillet-Aout 2001, p.18
- Moins d'anglais sur le web
En 2003, l'emploi de la langue de Shakespeare passera en dessous de la
barre des 50 % sur la toile mondiale. Lors du colloque consacré à
l'intégration des langues dans les nouvelles technos organisé par
l'Unesco, l'étude Funredes/Union Latine a en effet révélé le "déclin"
de l'anglais, la langue internationale par excellence, laquelle aura
été pratiquée par 60 % des internautes en 2000, contre 75 % en 1998 !
L'espagnol arrive en deuxième position avec quelque 4,85 %
d'utilisateurs en 2000, contre 2,53 % en 1998. Le français, lui
progresse moins vite : de 2,81 % en 1998, il passe à 4,39 % et se fait
donc ravir la place de première langue latine sur le Web. [ndlr :
Quelle est la place des langues africaines dans cette dynamique ?].
D'après un article de G.V. publié dans SVM N°195, Juillet-Aout 2001,
p.18
----------
* AGENDA
- Bordeaux, France
Université de la Communication de Hourtin
19 au 24 août 2001
www.crepac.com
www.africanti.org
- Cotonou, Bénin
Rencontre de l'association Fête de l'Internet en Afrique
" Mécanisme de coopération entre les associations et ONG oeuvrant pour
la promotion des TIC en Afrique "
Décembre 2001
run_raoul@...
************************************************************
ORIT@ est édité par le programme Information-Sensibilisation
de ORIDEV
pis@...
--------------------------
Equipe de réalisation :
Ken LOHENTO
Tibaut HOUZANME
Roméo GBAGUIDI (Stagiaire)
--------------------------
Contact ORIDEV :
B.P. 690 COTONOU (Bénin) ,
Tél. 94 02 20 Fax : 30 52 71
oridev@... ;
www.oridev.org
*************************************************************