ORIT@ : BULLETIN ELECTRONIQUE MENSUEL D'INFORMATION SUR LES
TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION (TIC) AU BENIN
Numéro 09, novembre 2000
(c) ORIDEV-ONG, www.oridev.org
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CONTENU
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EDITORIAL : Importation du matériel informatique : la fin de
l'exonération ?
* ACTUALITES :
- Trois milliards pour l'extension du réseau GSM DE TELECEL-
BENIN
- Report de la fête de l'internet au Bénin
- L'administration béninoise se forme au développement
d'applications sous Windev et Visual Basic
- Milieu TIC et TIC : démarrage du projet BorgouNet
* ECHOS DE LA TOILE BENINOISE : Le site web du Centre Songhaï
* FOCUS : Milieu rural et TIC : le RUNetwork (Réseau Universel Rural,
en anglais, Rural Universal Network) au Bénin
* SPECIAL AFRIQUE : Global Community Network 2000 (GCN 2000) :
rapport de l'atelier régional sur l'Afrique
* AGENDA
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EDITORIAL : Importation du matériel informatique : la fin de
l'exonération ?
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Dans l'ordonnance N°2000-001 du 02 janvier 2000 portant loi de
finances en République du Bénin pour la gestion 2000 (article 19 et
20), le gouvernement avait décidé de l'exonération des droits et
taxes de douanes sur le matériel informatique du 1er janvier au 31
décembre 2000. Cette mesure concernait aussi les logiciels, à
l'exclusion des consommables informatiques. Seuls la Redevance
Statistique (au taux de 1% ad valorem), le Prélèvement Communautaire
(PC, au taux de 0,5% ad valorem) et le Prélèvement Communautaire de
Solidarité (PCS, au taux de 1% ad valorem, sous réserve des
dispositions des articles 17 et 18 de l'Acte Additionnel N° 04/96 du
10 mai 1996 de l'UEMOA) étaient en général prélevés. Dès lors, les
taxes sur le matériel informatique à l'importation passaient de plus
de 34% à environ 2,5%. Quelles ont été les impacts économiques (du
côté du citoyen/consommateur, de l'Etat et des Entreprises) de cette
mesure ? Aucune étude rendue publique ne permet de les valider
formellement. Cependant, il va sans dire que cette mesure a contribué
à une baisse relative du coût du matériel informatique et à
l'accroissement du nombre d'ordinateurs importés. L'appropriation des
technologies informatiques et télématiques indispensables à la survie
dans le siècle à venir connaît une avancée perceptible, tel que le
laisse entrevoir le développement des entreprises télématiques au
Bénin. A quelques semaines de la fin de ce moratoire, il importe
encore une fois d'exhorter le gouvernement à le reconduire ou plutôt
l'élargir. Il importe également que les autres acteurs, notamment les
entreprises et ONG, se mobilisent à nouveau, car il serait imprudent
de croire que la bataille est gagnée d'avance.
Pour finir, nous voudrions dédier ce numéro à Roméo GBAGUIDI qui
pendant trois mois, et sacrifiant ses vacances a effectué un stage à
ORIDEV, s'impliquant en particulier de façon très active à la
confection de votre bulletin. Nous lui souhaitons du succès dans ses
études au Centre de Formation aux Carrières de l'Information de
l'Ecole Nationale d'Administration. Cher Roméo, toute la rédaction te
dit un grand merci !
Bonne lecture
Ken LOHENTO
Responsable de la publication
ACTUALITES :
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- Trois milliards pour l'extension du réseau GSM DE TELECEL-BENIN
Le prestataire de service GSM, TELECEL-BENIN, a obtenu de la Banque
Ouest Africaine de Développement (BOAD), un accord de crédit d'une
valeur de 3 Milliards de F CFA.
Signé le 23 octobre 2000 par le Président de la BOAD, M. Yayi Boni et
le PGD de Télecel-Bénin, M. Jimmy Shamppreba, cet accord entre dans
le cadre de la réalisation par TELECEL-BENIN d'un projet de
couverture de toute l'étendue du territoire béninois par son réseau
GSM. Ce financement servira donc à réaliser la phase I du projet de
couverture géographique allant de la zone côtière (Porto-Novo
notamment) à la frontière de la république voisine du Togo.
Le Président de la BOAD a souligné à l'occasion, que le développement
des télécommunications et principalement de la téléphonie cellulaire
mobile en Afrique renforce la circulation de l'information, vecteur
important de croissance de ses Etats. Il a illustré ses propos par
une étude de l'ONU qui stipule qu'une augmentation de 1% de la
télédensité dans les pays en voie de développement induit une
croissance économique de 3%...". Signalons qu'en l'an 2000, la
télédensité du Bénin est passée de 0,6% à 0,7% (téléphone fixe) et
1,2% (fixe + mobile).
- Report de la fête de l'internet au Bénin
Dans l'objectif d'une harmonisation de l'organisation de la fête de
l'internet au Bénin, un comité a été mis sur pied en 1999 par les
acteurs de l'Internet au Bénin, dont ORIDEV, le SDNP, ISOC-BENIN, AIB-
DOPHIA, Campus Numérique (ex Centre Syfed), le cybercentre du Jardin
des Plantes et de la Nature. Il a pour nom le COFIB (Comité
d'Organisation de la Fête de l'Internet au Bénin). Le COFIB s'est
réunie le 8 novembre et a décidé de reporter la date de la fête de
l'internet du 3 au 4 mars (dates retenues sur le plan international)
aux 7 et 8 avril 2001, du fait des élections présidentielles devant
avoir lieu à la même période.
Ce report n'est pas une première si l'on se rappelle celui opéré par
les pays islamiques en mars 2000 à cause de la fête de la TABASKI. Il
a pour objectif de garantir une participation massive du public et
des acteurs impliqués et concernés par le développement de l'internet
au Bénin.
Egalement dans le cadre des préparatifs de cette fête, une liste de
discussion nationale a été créée.
- L'administration béninoise se forme au développement d'applications
sous Windev et Visual Basic
Le Centre de Formation Professionnel de la Communauté électrique du
Bénin a abrité du lundi 30 octobre 2000 au 10 novembre, un atelier de
formation des informaticiens de l'administration au développement
d'applications sous WINDEV ET VISUAL BASIC.
Organisé par le Comité National Technique An 2000 (CNT2000) à
l'intention d'une vingtaine d'informaticiens de la Direction Générale
du Budget de l'Etat du Ministère des Finances et de l'Economie
(MFE/DGB), du Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme
Administrative (MFPTRA), du Ministère de l'Education Nationale et de
la Recherche Scientifique, de la Présidence de la République, de la
Police Nationale, cet atelier répond au besoin de maîtrise de
l'environnement informatique nationale à travers une harmonisation
des systèmes, la réduction des coûts de développement d'applications
et de maintenance, la meilleure gestion des systèmes et des
ressources humaines. A ce titre, cet atelier renforce les capacités
de l'administration béninoise à trouver elle-même, les solutions à sa
modernisation et à l'accroissement de ses performances.
- Milieu rural et TIC : démarrage du projet BorgouNet
Le projet BorgouNet dont l'objectif est de soutenir le développement
humain et les activités socio-économiques dans le département du
Borgou (département situé au nord-est du Bénin) en offrant des
services d'information et de communications télématiques adaptées aux
besoins des organisations à but non lucratif de cette localité (voir
Orit@ N° 7) vient de démarrer ses activités. Il compte actuellement
26 abonnés (début novembre 2000), pour la plupart des ONGs et projets
de développement. Les infrastructures mises en place sont assez
modestes : un serveur à Parakou (ville où le projet est implanté),
avec deux lignes téléphoniques pour toutes les communications, puis
un serveur à Cotonou (hébergé auprès du fournisseur d'accès
FirstNET). Les deux serveurs communiquent par le protocole UUCP afin
d'assurer une utilisation optimale du temps de connexion.
BorgouNet reste confronté à beaucoup de problèmes. Le principal
demeure la mauvaise qualité des communications téléphoniques entre
Cotonou et Parakou. Le délai entre l'envoi et réception des messages
n'est pas toujours constant. Dès lors, le coût réel de la
communication n'est pas toujours supporté par les utilisateurs pour
le service offert. Le projet continue toutefois de renforcer ses
ressources humaines. Rappelons que BorgouNet est un projet de
l'Archevêché de Parakou.
(D'après une information de Javier Simo du projet BorgouNet :
jsimo@...)
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ECHOS DE LA TOILE BENINOISE
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- Le site web du Centre Songhaï
Organisation internationale de développement rural, le Centre Songhaï
a pour objectif de promouvoir l'entreprenariat agricole chez les
jeunes Africains en procédant au renforcement de leurs capacités.
Son site web www.songhai.org présente l'institution, ses activités,
les différents sites géographiques où il intervient et offre des
liens vers : production, agro-industrie, technologie appropriée,
recherches, publication, etc. Le site présente également le Réseau
Béninois des Téléservices Communautaires (réseau de télécentres) mis
sur pied par le Centre Songhaï et exploitant une liaison permanente
par ondes radio (HF).
D'une présentation simple et assez explicite, ce site contient des
informations utiles pour les acteurs du développement rural ainsi que
ceux interessés par l'utilisation des TIC dans en Afrique. Le site
dispose aussi d'une version en Anglais.
www.songhai.org
songhai@...
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FOCUS : Milieu rural et TIC : le RUNetwork (Réseau Universel Rural,
en anglais, Rural Universe Network) au Bénin
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Afin de promouvoir un développement à la base dans les localités
rurales du Bénin, le plus souvent handicapé par l'absence
d'infrastructures routières et téléphoniques pouvant induire leur
développement, un projet de Réseau Universel Rural a été mis sur pied
par l'Institut National de Recherches Agricoles du Bénin (INRAB) et
la Centrale d'Information et de Documentation Agricole de la
République Fédérale d'Allemagne.
OBJECTIFS METHODOLOGIQUES
Objectif général du projet :
Le Réseau Universel Rural (en anglais, Rural Universe Network) encore
dénommé RUNetwork est un projet pilote de l'Institut National de
Recherches Agricoles du Bénin (INRAB) et la Centrale d'Information et
de Documentation Agricole de la République Fédérale d'Allemagne (en
allemand, Zentrale für Agrardokumentation und -information, ZADI).
Il a pour objectif d'améliorer l'accès à l'information et à la
communication dans les zones rurales à travers l'utilisation des
technologies modernes d'information, notamment l'Internet. Il
s'agira concrètement d'initier un système d'informations et de
communication rurale, indépendant, décentralisé, basé sur l'Internet
et qui soit à la fois orienté vers la demande et durable.
Objectif de la phase pilote :
La phase pilote du projet sera consacrée à la mise en place dans
diverses sous-préfectures du Bénin, de "RUNetwork-Cafés" et à leur
gestion par des agents à la base dénommés Courtiers d'informations
rurales (CIR, en anglais, Rural Information Broker). Le rôle des CIR
sera de contribuer au développement rural en facilitant l'échange
d'informations et en stimulant le dialogue entre les acteurs qui
interviennent dans la zone et le monde extérieur. Un accent
particulier sera mis sur l'échange avec les autres pays qui
participent au projet à savoir les Indes, l'Afrique du Sud, les
Caraïbes et l'Allemagne.
A terme, cette expérimentation permettra donc de tirer les
enseignements nécessaires à l'amélioration de la stratégie
d'installation des "RUNetwork cafés ", de leur gestion par les CIR et
de repiquer le projet à une plus grande échelle.
RESPONSABILITES DES ACTEURS :
Selon le protocole d'accord entre la ZADI et l'INRAB, ce dernier est
le représentant de RUNetwork au Bénin. Le projet se déroulera sous sa
supervision et sa coordination en collaboration avec le Réseau de
Développement d'Agriculture Durable au Bénin (REDAD). Durant cette
phase pilote, la réalisation du programme d'activités sera déléguée
au REDAD qui se chargera de l'installation des RUNetwork-Cafés et du
bon déroulement des activités en collaboration avec le secteur privé
compétent en matière d'informatique, de technologie de communication
moderne et de gestion d'entreprise d'une part, et les CIR de l'autre.
Elle se chargera de l'animation scientifique au niveau du SNRA, de
l'entretien des relations inter-institutionnelles au Bénin, de la
collaboration avec d'autre partenaires au développement, du contrôle
financier et du soutien administratif dans l'acquisition du
matériel informatique, de la représentation du Bénin à l'EXPO 2000 en
Allemagne et de l'appui aux CIR dans l'accomplissement de leurs
tâches à travers les Centres de Recherche Agricole (CRA).
PORTEE GEOGRAPHIQUE ET ETAT ACTUEL DU PROJET :
Au Bénin, des "RUNetwork cafés" sont déjà installés à Allada, Dassa
et bientôt à N'dali si un financement est obtenu pour cette dernière
localité. Au niveau international, le projet est initié dans les pays
suivants : Inde, Afrique du Sud, les, Caraïbes et l'Allemagne. Un
dialogue et un échange d'informations seront stimulés par les CIR
entre les réseaux du Bénin et ceux des autres pays.
DIFFICULTES ET PERSPECTIVES :
Les difficultés majeures auxquelles le projet doit faire face sont
d'ordre technique, financier et sociologique.
Des localités comme Glazoué initialement retenu parmi les sites
pilotes ne disposant pas d'infrastructures électriques et
téléphoniques à dû être abandonné au profit de DASSA. Le réseau
téléphonique analogique ne permet pas une connexion facile et stable
depuis les sites pilotes du projet. Mais depuis juillet 2000, le
réseau de Bohicon qui déssert Dassa est doté d'un central numérique,
ce qui permet de disposer d'une connexion assez stable et plus
aisée, malgré le fait que la ville de Dassa dispose encore d'un
réseau analogique. Il faut toutefois ajouter que la connexion est
encore lente. La difficulté d'accès au serveur de l'OPT oblige à
exploiter la liaison du fournisseur d'accès Firstnet, ce qui revient
beaucoup plus cher depuis Dassa,.
De plus, le manque de financement n'a pas encore permis de mettre en
service le RUNetwork-Café du site de N'Dali situé au Nord du Bénin.
La mobilisation des fonds suffisants permettra de déterminer les
conditions nécessaires à une meilleure faisabilité du projet dans au
Nord du Bénin et d'avoir une vue globale des forces et faiblesses de
l'initiative à l'échelle nationale.
Enfin, les populations bénéficiaires de cette réalisation sont
réticentes à livrer les informations. Par exemple, des artisans
pensent que c'est pour réaliser des cartes postales qu'on veut les
prendre en photo alors qu'en réalité, il s'agit de les faire
connaître du monde entier, etc. Une sensibilisation à ce sujet
s'impose pour une meilleure collaboration.
Le promoteur du projet, Monsieur Marc Bernard, ancien chercheur de
l'IITA (Institut International d'Agriculture Tropicale) à Abomey-
Calavi estime que le résultat de la phase pilote motivera
l'installation de ces cafés dans d'autres localités et surtout avec
l'évolution du projet de téléphonie rurale de l'OPT.
(D'après un texte de Guy Raoul GBAGUIDI du projet RUNetwork)
Tél: (229) 53 03 44
run_raoul@...
http://www.runetwork.de/index_dassa.htm
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SPECIAL AFRIQUE
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- Global Community Network 2000 (GCN 2000) : rapport de l'atelier
régional sur l'Afrique
(Du 2 au 4 novembre 2000 s'est tenue à Barcelone, une rencontre
internationale dénommée Global Community Network 2000 (GCN2000).
Cette rencontre avait pour objectif de permettre à la société civile
internationale active dans le secteur des TIC (" Réseaux Citoyens "
de l'anglais " Community Networks ") de réfléchir sur la société de
l'information en construction, notamment sur les stratégies pouvant
permettre de construire un internet pour tous les citoyens du Monde.
Au cours de cette rencontre, un atelier régional sur les réseaux
citoyens en Afrique a été organisé. Le rapport qui suit présente les
résultats de cet atelier spécifique).
RAPPORT
Dans le cadre de la rencontre Global 2000, l'atelier régional sur
l'Afrique a eu lieu le jeudi 2 novembre de 10h 30 à 12 h puis de 14h
30 à 17h. Les participants à l'atelier venaient de toutes les régions
de l'Afrique et d'autres continents (notamment l'Europe et
l'Amérique). Les principaux orateurs Ken LOHENTO de l'ONG ORIDEV du
Bénin, Amadou TOP et Olivier SAGNA de l'ONG OSIRIS du Sénégal ont
présenté la situation des réseaux numériques au Bénin, en Afrique, la
situation de l'internet au Sénégal et en Afrique. A travers leurs
interventions, on peut retenir les points suivants :
1. Le concept de " réseaux citoyens " ou " réseaux citoyens
numériques " est inconnu et nouveau en Afrique. Les réseaux citoyens
numériques existent mais sont embryonnaires et souvent informels (
listes de discussion, télécentres), bien que des réseaux utilisant
des moyens non électroniques existent et fonctionnent convenablement ;
2. L'internet se développe de plus en plus en Afrique et il
existe un réel besoin pour cette technologie ; cependant les
technologies " traditionnelles " que sont les radios communautaires
notamment sont souvent mieux adéquates aux besoins des communautés
africaines ; cette réalité doit être intégrée dans le processus des
TIC en Afrique ;
3. Les réseaux numériques ne peuvent bien exister si
l'internet n'est pas développé, ce qui nécessite la prise de mesures
pour résoudre les différents problèmes que sont : le coût d'accès aux
technologies numériques, le mauvais état des infrastructures de
télécommunications, le monopole des opérateurs télécoms, les
problèmes posés par la libéralisation des télécoms, l'analphabétisme,
la régulation des télécoms et la faiblesse de la télédensité, les
problèmes liés à l'éducation, les rapports Nord-Sud, etc.
Après les débats, les recommandations suivantes ont été faites :
1. Des mécanismes doivent être mis en place pour que les
transferts de technologies en Afrique puissent se faire suivant une
nouvelle éthique afin que l'Afrique ne soit plus un dépotoir de
vielles technologies importées d'Occident;
2. Des mesures doivent être prises pour que l'éducation
puisse se développer ; les potentialités offertes par l'enseignement
à distance sont grandes et elles doivent être exploitées dans ce
processus ;
3. Les problèmes de santé étant cruciaux en Afrique, la
télémédecine doit être promue et développée, en particulier vers les
zones rurales ;
4. Des technologies appropriées aux conditions socio-
économiques en Afrique doivent être élaborées et diffusées pour face
aux problèmes posées par l'analphabétisme, l'oralité (utilisation des
technologies telles les écrans tactiles, les technologies multimédia,
etc.) ; la création de serveurs africains doit être encouragée afin
que les informations du continent y soient disponibles ;
5. L'utilisation des technologies de l'information par les
femmes et les jeunes doit être promue car ils constituent deux
composantes importantes en Afrique ; des programmes spéciaux doivent
être élaborés dans ce sens, dans le cadre d'une discrimination
positive ;
6. Les gouvernements africains doivent prendre conscience de
leur rôle en ce qui concerne le développement de la société de
l'information en Afrique ; à ce titre il pourrait être suggéré
l'organisation d'un sommet gouvernemental africain sur les TIC ;
7. L'Afrique est riche en informations et la production de
contenus culturels à plus value sur web africain doit être promue ;
8. Tous les groupes ethniques et sociaux doivent avoir accès
aux TIC, afin que toutes les minorités puissent s'exprimer, ce qui ne
doit pas amener au développement des clivages sociaux et à la
déstabilisation du continent ;
9. Les technologies " traditionnelles " que sont la radio, la
télévision ne doivent pas être négligées ; la radio communautaire qui
n'a qu'une dizaine d'année en Afrique, notamment en Afrique
francophone, constitue toujours le vecteur d'information et de
communication de l'écrasante majorité des populations africaines ;
leurs utilisations conjointes avec l'internet est à même d'assurer le
développement de l'information-communication sur le continent ;
10. La création de réseaux de réseaux citoyens ou
communautaires numériques au niveau continental et au niveau mondial
doit être encouragée ;
11. Le poids de la dette demeure une des contraintes majeures
à la fois pour l'accès à la technologie de l'information et le libre
choix des stratégies d'implantation de cette dernière en Afrique ;
nous demandons alors l'annulation de la dette des pays africains.
Le développement des réseaux citoyens numériques et d'une société de
l'information en Afrique ne pourra être une réalité qu'à ces
conditions.
L'atelier.
(Rapporteurs : Ken LOHENTO/Oridev, BENIN - Gideon HAYFORD
CHONIA/GHANA, University of Zurich, SUISSE)
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AGENDA
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- 14 AU 15 décembre 2000, Cotonou : Atelier d'évaluation du programme
FORST
bfayomi@...
- 24 et 25 novembre 2000, Marseille (France)
Colloque " Nouvelles technologies et le développement économique :
Quelle stratégie de coopération pour l'Afrique ? "
Par AFRICUM-VITAE, 2, rue Henri-Barbusse, 13001 Marseille.
africum-vitae@...
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Equipe de coordination :
Ken LOHENTO
Tibaut HOUZANME
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