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ORIT@ : BULLETIN ELECTRONIQUE MENSUEL D'INFORMATION SUR LES
TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION (TIC) AU BENIN

Numéro 10, décembre 2000

(c) ORIDEV-ONG, www.oridev.org
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CONTENU
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EDITORIAL : Un pas, un autre pas, encore un autre pas, et tenir gagné
chaque pas!

* ACTUALITES :

- L'OPT lance un appel d'offre international pour le développement de
l'internet au Bénin
- Privatisation de Bénin Télécom : l'Assemblée Nationale interpelle
le Gouvernement
- Journée d'études des spécialistes de l'information documentaire :
vers la mise en place d'un réseau documentaire au Bénin
- Le FICECO 2000 organise un forum international sur "l'enfant
africain et l'autoroute de l'information"
- Oridev et l'Atelier Nomade organisent Migr@net
- La radio Immaculée Conception émet désormais sur satellite
- Soutenance d'un mémoire de maîtrise sur l'internet et les
organisations au Bénin
- Séminiaire-atelier sur le Réseau Universel d'Information Rural au
Bénin (RUNetwork)

* ECHOS DE LA TOILE BENINOISE : Le site web de l'ambassade du Bénin
en France

* FOCUS : L'Araignée, le premier journal béninois parraissant
exclusivement sur le web

* SPECIAL AFRIQUE : L'affaire ".africa"

* AGENDA


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--------------
EDITORIAL : Un pas, un autre pas, encore un autre pas, et tenir
gagné chaque pas!
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--------------

La nouvelle la plus importante ce mois pour le secteur internet au
Bénin est sans nul doute l'appel d'offres qu'a lancé l'Office des
Postes et Télécommunications. Un ouf de soulagement a été poussé par
beaucoup d'utilisateurs et acteurs du secteur qui n'hésitent pas à
affirmer que l'internet béninois connaîtra d'ici "quelques jours ou
mois" un dévelopement spectaculaire. Ces espoirs sont d'autant plus
justifiés que le projet de l'OPT est global et concerne non seulement
une augmentation de débit, mais également la mise en place de points
de présence internet dans tout le pays, la mise en place d'un
backbone national, l'offre de nouveaux services (VoIP, Internet
prépayé, etc.). La numérisation du réseau de transmission
téléphonique jusqu'au Nord du pays (fibres optiques) en cours
actuellement participe aussi de cette modernisation des
télécommunications. Cependant, même si l'on doit féliciter l'OPT qui
par cet acte commence à répondre aux souhaits de toutes les personnes
ayant tenté au moins une fois de naviguer au Bénin, on se doit de
maitenir la pression et d'encourager l'OPT à bien faire, à vite
faire. Le temps que les offres parviennent à l'Office (au plus tard
12 janvier 2001), le temps que le dépouillement soit fait, que des
soummissionnaires soient retenus, que le matériel soit commandé et
que les installations soient opérationnelles, on peut bien compter
plusieurs mois, d'autant plus qu'à partir de la période février-avril
l'administration publique risque de connaître une période de latence
à cause des élections présidentielles de mars 2001. Si à cela,
s'ajoutaient des lenteurs administratives ou autres, alors le salut
attendu pourrait se faire prier. En ce qui concerne le débit, il est
vivement à souhaiter que son niveau d'augmentation tienne compte de
l'évolution de la situation au plan africain tout au moins. Le
Sénégal envisage déja de passer à 34 Mbps. Par ailleurs, pour que
l'exploitation et la rentabilité de ces nouvelles infrastructures
soient effectives, le marché de l'internet et des TIC, doit être
reactivé. L'OPT doit forcément mener des actions dans cette
direction. Les entreprises et autres organisations doivent se
préparer à saisir cette nouvelle révolution qui pointe à l'horizon.
Pour finir, saluons l'initiative du projet VINOTIC qui édite depuis
quelques mois le premier cyberjournal au Bénin, l'Araignée. Bon vent
à vous!

Bonne lecture

Ken LOHENTO
Responsable de la publication

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ACTUALITES
-----------

- L'OPT lance un appel d'offre international pour le développement de
l'internet au Bénin

Par l'avis d'appel d'offres international N° 122/OPT/DP publié sur
son site web et par voie de presse, l'Office des Postes et
Télécommunications du Bénin lance son projet de modernisation du
réseau et du service internet national, sur fonds propre.
Les services à offrir par le(s) soumissionnaire(s) sélectionné(s)
sont les suivants :
-Lot 1 : Fourniture et installation des équipements du
Backbone/Fonctionalité des Réseaux privés virtuels (VPN)
-lot 2 : Réseau de transmission
-lot 3 : Fourniture et installation des équipements de connexion des
réseaux VPN, des ISP, des abonnés RTC au Backbone
-lot 4 : Infrastructure pour Internet Service Providers (ISP)
-lot 5 : Infrastructure de serveurs VoIP, Fax, Internet prepayé
Par cet appel d'offres, l'OPT veut visiblement moderniser et
augmenter les capacités et la couverture géographique de ses
infrastructures en NTIC. Faut-il le souligner, cette pride de
décision paraît salutaire au regard des besoins grandissants des NTIC
et surtout de l'Internet sur le terrain. Cet acte devrait également
satisfaire la société civile (ONG, Presse, Entreprises, Internautes)
qui n'a cessé de formuler des revendications pour une amélioration de
la situation. Faut-il le rappeler : le Bénin qui a été connecté au
réseau avant la plupart des pays francophones de l'Afrique
subsaharienne se retrouve aujourd'hui comme l'un des pays les moins
nantis en ce secteur, derrière beaucoup de pays de même niveau
économique. Le projet devrait favoriser la distribution de l'internet
sur tout le territoire national dans de meilleures conditions. Il ne
reste plus qu'à espérer que le projet se concrétise le plus vite
possible. Déja le Sénégal envisage de passer à 34 Mbps pour sa bande
passante, soit plus de 250 fois celle actuelle du Bénin...

OPT : www.opt.bj


- Privatisation de Bénin Télécom : l'Assemblée Nationale interpelle
le Gouvernement

Suite à la décision du Gouvernement de scinder l'OPT en deux
structures distinctes (Poste et Télécommunications), le dossier Bénin
Télécom (nom de l'entité devrant s'occuper des télécommunications) a
été confiée à Africa Merchant Bank et aux cabinets Gide Loyrette
Nouel et Deloite Touche Tohmetsee pour dispositions pratiques à
prendre pour sa privatisation. L'Assemblée Nationale, par le biais
des questions orales au Gouvernement, a eu à interpeller ce dernier
aux fins de s'assurer que la procédure de privatisation engagée est
saine et que la future entité ne connaisse pas les tribulations de la
Société Nationale de Commercialisation des Produits Pétroliers
(SONACOP). Cette interpellation intervient dans le cadre de l'examen
des projets de lois relatifs à la gestion des Postes et
Télécommunications au Bénin (voir Orit@ 7).


- Journée d'études des spécialistes de l'information documentaire :
vers la mise en place d'un réseau documentaire au Bénin

Le 24 novembre 2000, une journée d'études a réuni une soixantaine de
professionnels de l'information documentaire (Bibliothécaires,
Archivistes Documentalistes). Organisée à Porto-Novo par
l'Association pour le Développement des Activités Documentaires au
Bénin (ADADB) avec la collaboration de la Bibliothèque Nationale et
le soutien du Projet d'Appui à la Lecture Publique et à l'Accès
Documentaire au Bénin (ADADB), elle avait pour objectif d'étudier les
aspects pratiques de la constitution d'un réseau documentaire au
Bénin.
A terme, ce réseau permettra de faciliter l'accès à toute
l'information disponible auprès des structures membres, d'éviter les
tâches répétitives et d'optimiser les ressources mises à contribution.
Après une présentation des expériences de deux structures
documentaires béninoises participant aux réseaux PARDOC et IBISCUS,
quatre ateliers (Education et Culture ; Santé et développement
durable ; Sciences sociales et Droit ; Archives) ont été constitués
et ont débattu des questions liées à ce projet. Ces différents
ateliers ont identifié, chacun en ce qui le concerne, les
partenaires, les outils, les moyens pouvant permettre d'atteindre cet
objectif. Un bureau a également été mis sur pied pour le suivi du
projet.

ADADB : tchougbe@... (Tchougbé Jean, Président)


- Le FICECO 2000 organise un forum international sur "l'enfant
africain et l'autoroute de l'information"

Dans le cadre du Festival International de Cinéma et de Télévision
pour l'Enfance et la Jeunesse (FICECO 2000, 1er au 8 décembre 2000),
s'est tenu à Cotonou les 5 et 6 décembre 2000 dans la salle de
conférence du Stade de l'Amitié de Kouhounou, le Forum International
des Enfants (FIE).
Organisé par le Centre Béninois du Film pour l'Enfance et la Jeunesse
(CEBEFEJ), ce forum a regroupé une quarantaine de spécialistes de la
communication, des Arts du spectacle (Cinématographes, Réalisateurs,
etc.) de chefs de programmes de télévisions, et d'observateurs. Parmi
ces participants venus de divers pays dont le Togo, le Danemark, le
Nigéria, on notait également la présence d'une vingtaine d'enfants.
Ce forum a abordé deux principaux thèmes dont "l'enfant africain et
l'autoroute de l'information". Les débats autour de ce thème se sont
effectués autour de deux sous-thèmes : "l'enfant africain et la
nouvelle technologie de communication et de sa définition du bien
être", "les nouvelles techologies de communication et la fantaisie de
l'enfant africain". Les participants ont notamment discuté des
enjeux des NTIC pour le développement harmonieux de l'enfant africain
et ont formulé un plaidoyer pour son accès à ces technologies dès le
bas âge.

FICECO : www.ficeco.org
ficeco@...


- Oridev et l'Atelier Nomade organisent Migr@net

Dans le cadre du Festival international multidisciplinaire Migrations
et Rencontres Nomades (théâtre, musique, danse, cuisine, etc) qui a
lieu du 6 au 16 décembre 2000 à Cotonou et qui a connu la
participation de troupes théâtrales de plusieurs pays dont le
Nigeria, l'Italie, le Congo, Oridev et l'Atelier Nomade ont organisé
une opération NTIC dénommée Migr@net. Cette manifestation a offert
aux acteurs, comédiens et journalistes, de découvrir internet et
surtout d'y avoir accès gratuitemement au cours du festival. Un site
web (www.oridev.org/asso/nomade) a été créé pour le festival et
hébergé sur le serveur de Oridev.

Atelier Nomade : www.oridev.org/asso/nomade
atnomade@...


- La radio Immaculée Conception émet désormais sur satellite

Depuis le 9 novembre 2000, la radio confessionnelle catholique
Immaculée Conception diffuse ses émissions sur satellite 24 h sur 24.
Installée depuis 1998 à Allada, Immaculée Conception émettait en
modulation de fréquence depuis Allada.


- Soutenance d'un mémoire de maîtrise sur l'internet et les
organisations au Bénin

Le lundi 11 décembre 2000 a eu lieu à l'Université Nationale du
Bénin, la soutenance d'un mémoire de maîtrise es-sciences
économiques, option Management des Organisations (Faculté des
Sciences Juridiques Economiques et Politiques - FASJEP), sur le
thème "L'Internet et les organisations au Bénin". Ce mémoire a été
soutenu par l'étudiant SYLLI Mensah Moïse, sous la direction de
Amoussouga Gero Fulbert (Professeur de Sicences Economiques et doyen
de la Faculté) et de Lanha Magloire (Professeur assistant et
directeur de l'entreprise SOFTLAB
http://elodia.intnet.bj/labweb/softlab.htm). Ce travail de recherche
a obtenu la mention très bien (16/20). Comment l'internet est-il
utilisé par les organisations (politiques, économiques, sociales) au
Bénin, comment a t-il pu ou non contribuer à l'amélioration de la
gestion de ces organisations ? Quelles perspectives peut-on entrevoir
sur ce terrain ? Telles sont les questions abordées dans ce document.

SYLLI Moïse : sylli@...


- Séminiaire-atelier sur le Réseau Universel d'Informations Rurales
au Bénin (RUNetwork)

Le Réseau Universel d'Informations Rurales au Bénin (voir Orit@ N°9)
a été mis en place par la Centrale d'Information et de Documentation
Agricole de la République d'Allemagne, en collaboration avec des
institutions de divers pays dont l'Institut National de Recherche
Agricole au Bénin. Il a pour ambition d'améliorer l'information et la
communication dans les zones rurales grâce à l'utilisation des
Technologies de l'Information et de la Communication, en particulier
l'internet. Le 29 novembre dernier, une journée d'information a été
organisée sur ce projet au Bénin, à Cotonou, au CODIAM. L'objectif de
la rencontre était de le faire connaître au public, en particuler aux
acteurs du développement rural, afin de susciter leur participation.
Après une communication sur le Centre de documentation et le
programme Information Scientifique et biométrie de l'INRAB, le Réseau
RUNetwork a été présenté au public, par son initiateur M. Marc
Bernard, ancien chercheur à l'Institut International d'Agriculture
Tropicale sis au Bénin) qui a, en particulier, présenté le Fast
Publishing Tool (FPT), un outil souple permettant de produire
facilement des informations sur l'internet sans passer par le
formattage en HTML. Grâce à cet outil, plus de 300 articles (textes
de chercheurs ou d'acteurs du monde rural portant sur divers sujets)
avaient été publiés sur la plate-forme RUNetwork. Les interventions
des deux responsables des "centres" RUNetwork (RUNetwork Cafés)
installés à Dassa (Centre du Bénin) et Allada (Sud du Bénin),
respectivement Raoul GBAGUIDI et Aliat MOUSTAPHA SOULE ont souligné
les difficultés qu'ils rencontrent dans leurs tâches quotidiennes
(difficultés de connexion, coûts de la communication internet,
utilisation des ressources du RUNetwork Café encore modeste par les
populations, etc.) et leurs espoirs dans le projet. Ces différentes
interventions et les débats qui ont suivi ont permis aux participants
de réfléchir sur la durabilité du projet encore à sa phase pilote.
Dans la soirée, la journée d'information s'est déplacée au
cybercentre AIB DOPHIA, où les participants ont pu pratiquer la
publication d'information sur le réseau RUNetwork, grâce au FPT.

RUNETWORK : www.runetwork.de
RUNetwork Dassa : http://www.runetwork.de/index_dassa.htm
RUNetwork Allada : run_lili@...


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ECHOS DE LA TOILE BENINOISE
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- Le site web de l'ambassade du Bénin en France

La représentation diplomatique du Bénin en France dispose désormais
de son propre site web.
Ce site présente de façon très détaillée l'ambassade, les services
consulaires en France, la situation politique,
économique,éducationnelle et sanitaire au Bénin.
Véritable portail d'entrée sur le Bénin, le site offre également des
liens vers les attractions touristiques, des informations pratiques
sur le Bénin. Il constitue probablement l'une des sources
d'informations en ligne les plus fournies sur le pays actuellement.
Le design simple et assez attractif du site en fait un excellent
élément d'information.
Toutefois, il est à souhaiter que le site soit hébergé sous le nom de
domaine géographique national ".bj", pour des questions de
souveraineté et d'identité. Ceci repose, une fois de plus, le
problème non encore résolu de la gestion des noms de domaines au
Bénin.

www.ambassade-benin.org

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FOCUS : L'Araignée, le premier journal béninois parraissant
exclusivement sur le web
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Contrairement à d'autres journaux béninois éditant sur support papier
et ayant une édition électronique (Le matinal :
www.h2com.com/lematinal ; Le Point au Quotidien :
www.lepointauquotidien.com ; Fraternité : www.fraternité.firstnet.bj,
etc.) et à la différence du bulletin électronique ORIT@ spécialisé
sur le secteur des TIC et diffusé par email, l'Araignée est le
premier cyberjournal d'informations générales paraissant
exclusivement sur le web.
Initié par le projet VINOTIC (Vulgarisation des Nouvelles
Technologies de l'Information et de la Communication), ce journal
électronique hebdomadaire a connu sa première parution le 7 aôut 2000
et en est à sa seixième parution en décembre 2000. Il est consultable
sur le site www.laraignée.org et est référencé dans les principaux
moteurs de recherche. A l'affichage de sa page d'accueil, le visiteur
est accueilli par la mélodie de l'hymne national.

Quelques-uns des objectifs poursuivis par la publication de ce
journal sont l'information du public sur des sujets d'actualité ainsi
que l'utilisation de l'internet comme outil d'information.
Les rubriques traitées couvrent l'actualité politique, les faits de
société, l'éducation, les NTIC, etc. L'Araignée offre également deux
revues de presse, l'une quotidienne sur la presse écrite et l'autre
hebdomadaire consacrée à la presse audiovisuelle.

L'équipe de rédaction est composée de jeunes journalistes qui ont les
mêmes occupations que les professionnels d'un journal parraissant sur
support papier (collecte d'information, reportage, rédaction, etc.).

Au début du mois de décembre 2000, le site a totalisé environ 22000
visiteurs pour une durée de quatre mois, soit une moyenne de 5500
visiteurs par mois. Cette audience est constituée de lecteurs dont la
plupart se trouvent hors du Bénin. Ceci s'explique par la cherté et
la lenteur de la connexion à l'internet. Ainsi, l'achat d'un
quotidien revient aujourd'hui encore moins cher que la lecture d'un
journal en ligne. Toutefois, l'initiative est très appréciée des
Béninois de l'extérieur.

Le journal est actuellement financé par VINOTIC et le cybercentre AIB-
Dophia (www.dophia.net) qui s'occupe de son formattage html et de sa
mise en ligne. La publicité sera aussi l'une des sources de
financement. Le souhait de son Directeur de publication, Mikaïla
Kassoumou, est de disposer d'une connexion au siège du projet afin de
pouvoir effectuer directement la mise en ligne. Comme autre problème
auquel le journal est confronté, on peut citer la difficulté de le
faire enregistrer au Ministère de l'intérieur et au Bureau Béninois
des Droits d'Auteurs (BUBEDRA). Ces difficultés interpellent une mise
à jour des textes régissant le contrôle des publications de presse au
Bénin, le respect de la propriété intellectuelle et une prise en
compte des nouvelles réalités du monde éditorial par les structures
concernées comme le BUBEDRA, la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de
la Communication (HAAC), etc.

Enfin, une mise en forme plus professionnelle est envisagée pour une
plus grande clarté et une visibilité de l'information traitée. La
rédaction compte également rentabiliser l'espace publicitaire
qu'offre le journal pour faire face aux charges de rédaction.

L'Araignée : www.laraignee.org
araignee@...


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SPECIAL AFRIQUE : L'affaire ".africa"
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Ces dernières semaines, le secteur de l'internet africain a été agité
par une affaire qu'on peut qualifier d'"AFFAIRE .AFRICA". Les deux
articles qui suivent publiés le permier avant la réunion de l'ICAAN
par l'Inter Service Press, Agence de Presse du Tiers-Monde (
COMMUNICATION : L'Afrique revendique le droit de gérer l'extension
Internet''.africa'') et le second après la reunion de l'ICAAN par le
webzine ZDNET (L'internet africain voudrait contrôler ses domaines)
dans sa parution online du 29 novembre nous restitue cette affaire
tout en révélant ses principaux enjeux.

- COMMUNICATION : L'Afrique revendique le droit de gérer l'extension
Internet ''.africa'' (extraits). Par Nana Rosine Ngangoué,
rnana@...

COTONOU, 13 Nov. (IPS)- Les utilisateurs et les professionnels
africains de l'Internet émettent de vives protestations contre une
multinationale qui a soumis à l'organe de régulation des noms de
domaine Internet, l'enregistrement de l'extension ''.africa''. La
société Rathbawn Computers Limited, présente aux Etats-Unis et en
Australie pourrait bientôt obtenir l'accréditation de l'Organisation
pour l'Assignation des Noms et Adresses Internet (ICANN), pour la
gestion du nom de domaine ''.africa''. Lors de son sommet annuel qui
se tient du 13 au 16 novembre à Marina del Ray, en Californie,
l'ICANN statuera sur 47 demandes d'enregistrement de nouveaux noms de
domaine, dont celle de la multinationale incriminée. Seuls 10
nouveaux noms de domaine sur les 47 seront retenus. Toute personne ou
société faisant une requête pour faire enregistrer un nom de domaine,
doit déposer 50.000 dollars à l'ICANN. Ce qui paraît, à priori, comme
un luxe pour les sociétés des pays en développement et
particulièrement l'Afrique. (...)

(...) Pour Dandjinou [NDLR : Pierre Dandjinou, Coordonnateur Afrique
du Réseau de Communication pour le développement durable (SDNP), la
meilleure solution consiste à faire participer plus d'Africains à
l'ICANN. L'organe de la gouvernance de l'Internet ne compte qu'un
seul membre africain, le Ghanéen Nii Quaynor, représenté au Conseil
d'Administration composé de 19 membres. ''Seul, il ne peut pas peser,
parce qu'à ce niveau, c'est une affaire de lobby et de ressources.
Nous ne devons pas nous leurrer''.

D'autres Africains participent à l'ICANN en tant que ''Large
members'' ou membres individuels qui ont le droit de vote. Là encore,
l'action des Africains est invisible, car l'ICANN demande que les
adhésions soient faites en ligne. Etant donné que l'accès à
l'Internet n'est encore que l'apanage d'un nombre restreint de
personnes en Afrique, seuls quelques rares privilégiés se font
enregistrer.

Seuls 300 personnes sur les 76.000 personnes ayant activé leurs
comptes en tant que membre individuel de l'ICANN, sont des Africains.
L'Afrique ne représente que 1 pour cent des internautes du monde
entier. ''Le temps est peut être venu d'avoir plus d'Africains
motivés à s'intéresser à ICANN et à obtenir des pouvoirs publics
africains, le soutien nécessaire'', affirme Dandjinou.

Les participants au deuxième Forum africain pour le développement
(ADF) tenu à Addis-abeba en Ethiopie l'année dernière, avaient
souligné que la participation de l'Afrique à l'ICANN et à la
gouvernance de l'Internet est plus qu'un impératif. ''L'Afrique est
actuellement largement sous-représentée dans les différentes
commissions de l'ICANN, et n'a pas grand chose à dire au niveau
décisionnel. L'objectif principal de l'Afrique doit être d'améliorer
ses représentations au niveau de l'ICANN aussi bien qu'au niveau de
la Société de l'Internet (ISOC)'',indique un document de la
Commission économique pour l'Afrique publié à l'issue de l'ADF. Le
document précise que les gouvernements africains n'ont pas encore
occupé les places qui leurs reviennent au niveau du Comité
Consultatif Gouvernemental (GAC) de l'ICANN. Certains professionnels
africains appellent à la mise en place d'un registre africain chargé
de gérer les noms de domaine, attribuer les adresses IP et résoudre
les conflits liés aux problèmes de l'Internet. L'ébauche d'une telle
structure dénommée Africa Network Information Center (AfriNIC) a été
déjà lancée. Un Conseil a été mis en place, mais il reste encore à
trouver un lieu géographique pour abriter l'institution, et des
fonds pour établir un Secrétariat.

Le but de AfriNIC est d'allouer et enregistrer les ressources
Internet dans la région africaine ; assister la communauté africaine
dans le développement des procédures, des mécanismes, des normes
pour répartir efficacement les ressources Internet ; et développer
les politiques publiques sur l'Internet en Afrique. Selon les
spécialistes, cette structure, si elle est effectivement mise en
place, pourrait revendiquer 3 places au Conseil des noms de domaines
de l'ICANN et faire entendre la voix de l'Afrique dans la gouvernance
de l'Internet.

(Nana Rosine Ngangoué, Inter Press Service, Cotonou, Agence de Presse
du Tiers Monde (IPS).
ipscoo@... (Nana Rosine Ngangoué)

Site web: http://www.link.no/ips/fra


- L'internet africain voudrait contrôler ses domaines
(Par Delphine Parickmiler delou@...)

La proposition d'une multinationale de prendre en charge la gestion
du nom de domaine .africa a récemment provoqué une polémique parmi
des responsables du dossier internet dans certains pays africains.
Cette initiative n'a pas finalement pas été retenue par l'Icann,
l'organisation internationale en charge des noms de domaine et des
adresses internet. Mais elle a mis en lumière la dépendance du
continent africain en la matière.

Une proposition révélatrice
Du 13 au 16 novembre dernier, en Californie, l'Icann choisissait sept
nouveaux noms de domaine parmi 200 propositions. Parmi elles, se
trouvait celle de Rathbawn Computers Limited (RCL), qui souhaitait
s'octroyer la gestion (lucrative) du nom de domaine .africa.
Principal sujet de polémique : la multinationale, installée en
Australie et aux États-Unis, n'avait aucun lien avec l'Afrique.
Deuxième problème : elle n'a jamais cherché à recueillir l'avis des
Africains.
Pierre Dandjinou connaît bien le dossier : il est le président de
l'Internet Society dans son pays, le Bénin et, surtout, il a
représenté l'Afrique dans une des instances de l'Icann chargée de
superviser les élections des 5 délégués régionaux, qui se sont
déroulées le mois dernier. " Il n'est pas normal que quelqu'un puisse
gérer un nom de domaine sans demander l'accord de la zone géographique
concernée et sans faire lui-même partie de cette zone géographique ",
avance cet expert, qui travaille par ailleurs pour le Programme des
Nations unies pour le développement (Pnud).

Récupérer la gestion des noms de domaine nationaux
Pour Pierre Dandjinou, cette polémique met en lumière d'autres
problèmes plus concrets. " Dans la plupart des pays d'Afrique, les
noms de domaine nationaux sont gérés de l'extérieur. Si la gestion
est faite en coopération avec le pays, ce n'est pas un problème. Mais
des pays comme la Gambie sont obligés d'intenter des procès pour
récupérer la gestion des noms de domaine nationaux que l'on ne veut
pas leur laisser gérer ", explique Pierre Dandjinou.
Autre objet de dépendance à l'égard des pays du Nord, l'Afrique n'a
pour le moment pas de registre régional chargé de délivrer des
adresses IP - ces adresses identifient les machines connectées, et
sans elles les noms de domaine ne peuvent pas fonctionner. En matière
d'adresses, justement, ce sont les registres américains (ARIN) et
européen (Ripe) qui les fournissent aux Africains.

Lents progrès
Espoir ? Un registre africain baptisé AfriNic devrait bientôt voir le
jour en 2001, avance notre interlocuteur du Bénin. On en discute
d'AfriNic au sein des instances internationales depuis juin 1997.

(Delphine Parickmiler)

www.zdnet.fr

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AGENDA
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- 22 novembre 2000, CODIAM, Cotonou : Journée d'échanges sur les ONG
et l'internet au Bénin, organisée par ORIDEV


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Equipe de coordination :
Ken LOHENTO
Tibaut HOUZANME

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Envoyez-nous vos informations et commentaires à kenloh@...
Lisez et diffusez ORIT@
Si vous souhaitez devenir notre correspondant, écrivez-nous.
Reproduction partielle ou totale autorisée avec mention de la source.
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Fri Dec 15, 2000 3:53 pm

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