editorial KHEOPSY septembre-octobre 2009
chemin de fer à remanier attendu article de N.BRETENCOURT
JBELLI FISHER BETTONVILLE
GRAPHISME ILLUSTRATION (R.BETTONVILLE)
mise en page frans tassigny
éditeur frans tassigny
Rédaction d'un article de spychanalyse
Un article de psychanalyse présente un point de vue sur un sujet digne d'intérêt
que les idées et les connaissances de l'auteur contribuent à éclairer. Les
faits, statistiques et anecdotes cités servent à étayer l'argumentation et à
rendre les propos de l'auteur plus intéressants. La page des articles d'opinion
doit être originale et réunit souvent des textes de chroniqueurs attitrés et
d'invités. Les membres du collège d' analyse laïque rédigent des articles
d'opinion pour clarifier ou corriger des faits, formuler des commentaires
éclairés ou réclamer des mesures supplémentaires, des suggestions des
innocations
. Ces articles ne traitent habituellement que d'un seul sujet et les artcles
consacrés à des questions sociales et psychanalytiques, (culturelles ou
politiques sont particulièrement recherchés, pas d'articles extrèmes). Un
article d'opinion n'est pas toujours une lettre à une tribune libre et ne doit
pas être systématiquement rédigé dans ce ton. La longueur idéale d'un article
d'opinion est de 300 à 900 mots.
L'article doit être écrit dans un style vif et accrocheur; le message doit être
clair et la structure transparente. Sa lecture ne doit pas être trop ardue pour
le grand public. Le jargon technique et le ton d'indignation exacerbé sont donc
à proscrire sauf pour la psychanalyse clinique. En revanche, on ne doit pas
hésiter à user d'un langage imagé et à formuler une ou deux phrases-choc pour
forcer l'attention du comité de lecture et mieux étayer les arguments
présentés. Les responsables des pages d'articles d'opinion recherchent des
textes clairs et brefs qui sont susceptibles d'intéresser les lecteurs et de
susciter un débat. Les points de vue intelligents ou anticonformistes sont
souvent bien accueillisLe Service du comité de lecture et celui des relations
avec les médias est souvent appelé à donner son avis sur des articles d rédigés
par des psychanalystes, ou psychanalystes en formation, voire même analysants,
à les réviser et à les faire insérer dans "kheopsy ou keoactus"
FRANS TASSIGNY
Articles de Sylvana
Ecriture de l'intime, culture et symptôme dans « les nouvelles autobiographies »
Le livre de Daniel Franco, Je suis cela, paru récemment chez Argol a provoqué le
désarroi de plusieurs lecteurs qui ont vu leurs habitudes de lecture subverties
car si l'auteur parle de lui-même , l'œuvre ne correspond pas à une
autobiographie classique à la Rousseau.
Dans quel genre classer ce texte ? Comment le définir ? On peut y voir un
travail analogue à celui que décrit A. Robbe-Grillet lorsqu'il parle de «
Nouvelle autobiographie ». En effet pour Robbe-Grillet, puisqu'il existe un
nouveau roman alors il doit exister une nouvelle autobiographie où le travail
sera opéré à partir de fragments et de manques , il ne s'agira pas de traduire
le passé de façon exhaustive . « L'autographie » de D. Franco est composée
effectivement de fragments. Quant au temps, il n'est ni linéaire ni cyclique
mais «voûté ».Le survivant est un fragment de peuple comme toute littérature
n'est jamais qu'un fragment. Le
&&&&&
Le survivant, reste du corps social, peut-il témoigner pour ce corps-là ? Et qui
témoignera pour le témoin ? Et comment ? La réalité est sans cesse vacillante,
sur le point de s'éclipser, les choses et les corps disparaissent et
réapparaissent à tout instant, sauf le père mort à jamais absent, séparé.
L'écriture montre un intime insaisissable et le caractère éphémère, fugitif des
sensations, des images, des souvenirs.
Comme souvent chez les nouveaux autobiographes , les réflexions qui concernent
le langage sont très importantes : dans Je suis cela D.Franco explique comment
après la mort de son père, il écrivait avec des substantifs sans parvenir à
introduire de verbes car la langue est maternelle mais la grammaire vient du
père . Le langage nous donne alors l'impression d'être une substance matérielle
avec une certaine corporéité puisqu'il nous dit qu'il a remédié au mal en
travaillant chaque mot par la violence ce qui fait penser à Michel Leiris pour
qui écrire était une tauromachie. Julia Kristeva nous présente aussi un Roland
Barthes avec une étonnante vision révoltée de l'écriture. Pour celui-ci, comme
il n'y a aucun lieu du langage extérieur à l'idéologie bourgeoise, la seule
riposte possible n'est ni l'affrontement ni la destruction mais seulement le vol
. Ce vol s'effectue en fragmentant le texte ancien de la culture, de la science
et de la littérature et en en disséminant les traits selon des formules
méconnaissables. Selon lui, une société se donne à elle-même des lois dans un
beau mouvement d'intelligibilité historique mais l'écriture excède ces lois. En
quelque sorte est écrivain celui pour qui le langage fait problème.
Ecrire se rapporte également au corps. Quand on appliquait à Roland Barthes
l'étiquette d'intellectuel par dénigrement , Barthes disait que par là on
s'attaquait à son œuvre et que donc c'était son corps même que l'on rejetait .
Ce parallélisme entre corps et œuvre apparaît clairement chez Cesare Pavese qui
se considérait comme malade et décadent mais qui s'appliquait à créer une œuvre
qui serait un corps sain. Pour ce faire, il a non seulement écrit en ce sens
mais aussi développé toute une poétique. Le lien entre culture , corps et
écriture est manifeste chez cet écrivain qui voulait échapper à l'ère décadente
représentée pour lui par D'Annunzio . D. Franco voulait retrouver l'usage des
verbes pour combattre les effets de la mort du père, Pavese au début de sa
carrière voulait utiliser le plus de verbes possibles pour célébrer l'action et
le dynamisme.
Le vingtième siècle a produit un monde chaotique aux multiples fêlures, l'une
d'entre elles correspond à l'holocauste qui est lisible dans l'écriture de
Franco . C'est un sujet en miettes
qui émerge de ces fêlures et une rhétorique du miroir brisé . L'identité se
révèle décentrée et caractérisée par le manque , ce qui s'exprime à travers un
grand nombre de récits romanesques non-linéaires et les nouvelles
autobiographies. En effet, dans les autobiographies on retrouve les stratégies
d'écriture qui caractérisent une époque, elles suivent les mutations de la
conception des romans. Aujourd'hui les notions d'identité et de vérité ne sont
pas bien définies, ce qui a pour conséquence l'abolition de la frontière entre
réalité et fiction ainsi que la traversée des genres. Même le discours
historique est considéré par certains comme une narration aussi fictionnelle que
celle du roman et comme un objet en devenir se reconstituant en permanence. La
division du sujet est au centre des réflexions de Benveniste, Foucault…et
il y a eu une mise en cause de la notion d'auteur . De même, plusieurs penseurs
considèrent qu'il y a un glissement de significations qui se perpétuent sans
cesse, un réseau de signifiants avec toutes sortes de connexions sans
significations fixes . On trouve cette idée de glissement
notamment chez Lacan, Derrida, Deleuze et Guattari .Une certaine écriture de
l'intime fait aussi partie de ce courant. Peut-on y voir un symptôme corrélé
avec la culture et le corps ?
Silvana Pezzuto
26 janvier 2009
Psychanalyse et littérature séminaire 1‏
De : "Silvana Pezzuto (silivan@...)
Envoyé : vendredi 28 août 2009 21:36:28
À : franstassigny@...
L'Homme au Sable et L'inquiétante étrangeté (Das Unheimliche).
S'interroger sur la relation entre la psychanalyse et la littérature impose la
relecture de certains textes fondateurs.
Freud s'est appuyé sur L'Homme au Sable d'Hoffmann pour faire comprendre ce
qu'il entendait par Das Unheimliche (1919), expression que Marie Bonaparte a
traduite par l'inquiétante étrangeté. Cette traduction, sans doute la meilleure
qui soit, ne rend pas compte de la signification du terme allemand et est loin
d'être satisfaisante. En effet, pour Freud, Das Unheimliche désigne une nuance
particulière de l'effrayant or il remarque que la plupart des langues n'ont
aucun terme équivalent. En allemand même, il a recherché les diverses
connotations que l'évolution de la langue a déposées dans ce mot afin d'éclairer
ce concept. L'inquiétante étrangeté commence d'ailleurs par un long
développement à ce propos. Ensuite vient l'analyse de L'Homme au Sable. Ce conte
hallucinant manifeste un goût marqué pour les eaux troubles de la folie qui
caractérise tout un courant de la littérature fantastique, littérature sur
laquelle le travail de Freud a jeté un lumière nouvelle. Comme le dit Jean
Bellemin-Noël, l' Unheimliche « suggère la réapparition terrifiante d'un refoulé
où nous refusons de reconnaître quelque chose de très intime lié à notre passé
infantile ». C'est ce qui arrive dans le conte d'Hoffmann à Nathanël quand
devenu étudiant il croit reconnaître en l'opticien Coppola le mystérieux
Coppélius de son enfance, un ami de son père qu'il soupçonnait être le cruel
Homme au Sable, ce méchant homme qui arrachait les yeux des enfants qui ne
voulaient pas aller au lit pour en repaître ses petits.
toiles d'araignée des fausses représentations du passé qui peuvent y faire
obstacle, en m'aidant à connaître toujours mieux nos deux enfants et à
participer à leur existence, à leur formation, à l'affirmation de leur
personnalité, afin que ma « paternité » devienne plus concrète, soit toujours
actuelle et devienne ainsi une paternité vivante au lieu d'être seulement un
événement du passé toujours plus lointain. » Gramsci a toujours été soucieux de
préserver sa santé mentale et physique mais au moment où il peut correspondre
avec ses enfants, Delio et Giuliano –parce qu'ils commencent à lire et à écrire–
il est très atteint physiquement et moralement épuisé. Néanmoins, il essaie de
se transmettre avec la somme de ses expériences pour créer un lien affectif et
pédagogique. Gramsci a développé un pensée pédagogique importante. L'éducation
et l'école sont pour lui des facteurs essentiels du renouveau social. Selon son
idéal, l'homme moderne devrait être une synthèse de l'ingénieur américain, du
philosophe allemand et du politicien français. C'est une façon de recréer
l'homme italien de la Renaissance, un Léonard de Vinci moderne devenu homme de
masse, tout en maintenant son originalité et sa personnalité individuelles. Il
s'agit de combiner les valeurs historiques de l'homme avec les aspirations de
l'industrialisation moderne. C'est ainsi qu'il suit avec sollicitude l'éducation
de ses enfants à partir de sa prison en insistant sur le rôle de médiation de
leur mère pour le faire exister auprès d'eux et donner une épaisseur à sa
réalité.
L'opportune édition récente d'un petit volume ramassant les 42 lettres de
Gramsci à ses enfants, à l'occasion du 70e anniversaire de sa disparition
(1937), permet une lecture suivie de cette relation entre un père et ses fils.
Ces lettres ont été envoyées du pénitencier de Turi (Bari) où il fut enfermé de
1928 à 1933 et des différents lieux de cure dans lesquels il se trouvait d'abord
en détention et puis en liberté conditionnelle, de 1934 à 1937.
Silvana Pezzuto Mardi 18 septembre 2007 à 20h30
à propos de
Antonio Gramsci, Lettres de la prison : la construction d'un père.
Silvana Pezzuto
s'entretiendra
avec Pierre Smet
Références bibliographiques :
1. En italien :
– Antonio Gramsci, Lettere dal carcere,Torino, Einaudi,1975.
– Antonio Gramsci ai figli, Lettere dal carcere, 1937-2007, 70° anniversario
della scomparsa di Antonio Gramsci, Publié par la Fondazione della Camera dei
deputati, Montecitorio Sala della Lupa, 17 aprile 2007.
2. En français:
– Edition électronique réalisée par Jean-Marie Tremblay, professeur de
sociologie au Cégep de Chicoutimi à partir de :
Antonio Gramsci, Lettres de la prison, (Traduit de l'Italien par Jean Noaro,
1953. Préface de Palmiro Togliatti),Édition complétée le 24 mars 2002 à
Chicoutimi, Québec.
Articles de Miriam Giannella
Le maître apprenti
Mirian Giannella1
L'éducateur bien formé et ouvert est celui qui stimule les initiatives de
l'apprenant ; c'est celui qui est proche, qui aide mais pas trop. Il encourage,
stimule par des idées nouvelles, apporte des compléments, reconnaît les petits
acquis, nomme ce qui a été créé et ce qu'il est possible d'en faire, situant
dans le contexte socio-historique; apporte des suppléments, pense à ce qui
manque, ajoute un plus. Il pose des questions au lieu de donner des réponses ;
il élabore avec l'élève, promeut des situations d'apprentissage à partir de
l'intérêt de l'élève.
Le professeur efficace est celui qui place l'élève en position de sujet actif
participant aux décisions. Ce n'est que comme cela que l'élève est intégré et se
responsabilise dans le projet, dans la mesure où il est impliqué dans le
processus de construction de la connaissance, pouvant se situer dans le monde
des humains, avec son histoire et sa dignité d'humain respecté, qui malgré les
différences - chacun est chacun - est toujours capable d'ouverture pour
l'apprentissage.
Parce qu'il est humain, il apprend en commettant des erreurs. Alors, pourquoi
transformer l'erreur en tragédie, quand elle sert justement de balise à ce qu'il
peut ou ne peut pas faire ? De le manière de le faire ? L'erreur situe dans le
monde !
Posons les règles : Qualifier l'élève d'idiot, c'est interdit ! Placer l'élève,
le fils, le frère, l'ami en position de fou, de handicapé, d'incapable, de
bandit, destitue le sujet, l'anihile par le langage. Diminuer, sous-évaluer,
sous-estimer n'est pas une pédagogie adéquate. Cela démontre la méconnaissance
de la valeur des mots, de la capacité créatrice et mobilisatrice que les mots
peuvent avoir pour éveiller l'intelligence et la grâce de la vie ! Quoi de plus
intelligent que de jouer avec les mots, de changer les mots et l'appréhension du
monde ?
Humilier l'élève démontre également la méconnaissance de l'identification de
l'enfant à l'image qui lui est renvoyée; démontre aussi la méconnaissance du
transfert de savoir qui doit s'opérer, qui n'est rien de plus que l'amour,
accréditer, donner du crédit, investir, additionner, ajouter. Nous assimilons de
l'autre quand nous nous identifions à lui. Plus nous aimons nos professeurs,
plus nous avons envie d'apprendre, d'aller aux cours, n'est-ce pas ? Qui n'a
jamais vécu une passion par un maître et n'a pas senti combient nous
investissons de l'énergie à la matière qu'il enseigne ?
Pour pouvoir se situer dans le monde des humains, il est nécessaire d'être
ouvert, puisque ce chemin peut se réveler plein de découvertes nouvelles pour
les chercheurs, les intelligents qui agissent dans le hic et nunc, ceux qui
savent faire avec ce que l'autre apporte avec soi, qui n'oublient pas l'enfant
qu'ils ont été, et jouant le jeu du maître-apprenti, stimulent l'apprentissage
en apprenant en même temps !
La formation de l'éducateur est nécessaire pour élaborer l'image qu'il a de
l'élève. L'élève est-il un sac vide que le professeur doit remplir ? Est-il
l'élève qui apprend bien sage, assis, et copiant ce qui est écrit au tableau ?
La vie est mouvement !
La formation de l'éducateur est nécessaire aussi pour élaborer les
identifications aux adultes de son entourage. Qu'est-ce qui est hors de soi-même
? Son ombre, son côté féminin, son côté faible, fatigué, déprimé ? Accepter son
côté féminin et intégrer son ombre signifie accepter que ça manque à nous tous,
puisque nous sommes tous divisés par le langage, qui ne dit pas tout, mais qui
est notre moyen de communication. Et le désir étant de communication, les
éducateurs sont appelés à devenir des communicateurs et à inviter les élèves à
communiquer. C'est le langage qui nous humanise, nous avons besoin d'investir le
langage, de lire plus pour assimiler un code plus large pour nous situer dans
divers contextes et non seulement dans celui restreint aux élèves en parlant
langage d'ado, puisque les professeurs doivent, périodiquement, rendre des
rapports sur leur travail et participer à des réunions avec les parents et
l'équipe et doivent s'utiliser de l'art du bien-dire avec les élèves aussi !
La formation de l'éducateur est nécessaire enfin pour qu'il se situe dans " son
" projet éducatif. " Tout projet éducatif inclut l'utopie, on éduque pour la
société d'ici à 20 ans. Quel société attendons-nous ? Quel homme ?
Tous les projets éducatifs ont une conception de... " Je me suis rappellé le
cours de formation d'éducateurs de l'école IBEJI, à São Paulo, Brésil, ministré
par Lena Bartman, en 2000, qui je résume ci-dessous et qui, j'espère, pourra
produire réflexion et débat en un moment où le Brésil perd le contrôle sur une
société qui se marginalise.
L'apprentissage peut être vivifiant, intéressant, gai, plaisant. Cela dépend
uniquement de la qualité des supposés professeurs. L'école publique se cantonne
dans une approche traditionnelle et doit créer plus de dynamique et de dialogue
avec les élèves si elle ne veut pas reproduire l'exclusion. Des enfants
sous-estimés, rabaissés, sans éducation reproduiront la misère, l'ignorance et
la violence dont ils ont souffert.
J'ai vu que l'élève, le plus fragile de la chaîne éducative, prend sur son dos
toute la culpabilité de l'incompétence de la société brésilienne à résoudre ses
problèmes. Sans aucun doute, la corruption y contribue, comme en témoignent
récemment les dénonciations contre le judiciaire et toute l'échelle de la
hiérarchie gouvernementale...
Je constate, non sans horreur, que le projet brésilien pour le peuple, comme le
démontre sa violence de misère et d'exclusion, est de miner les capacités
créatives et intellectives pour produire des esclaves...
Les sujets actifs sont morts et cela projette donc l'image de la mort et de la
culpabilité sur l'enfant qui n'arrive pas à sortir la tête de l'oppression et
tombe, miné par les drogues et la violence.
La ménace de la mort essaie de nous contraindre tous, comme une tentative de
domination du langage de la favela. Heureusement que, récemment et finalement,
la Police Fédérale commence à rendre les services attendus depuis des lustres !
Allons-nous, arriverons-nous quand même à projeter nos meilleurs rêves pour
réaliser l'utopie d'un Brésil possible et former des individus en capacité de
s'adapter à un futur jamais prévisible, des hommes autonomes, responsables,
critiques, solidaires en lien avec la nature et le collectif ?
PROJET EDUCATIF
Le Projet éducatif existe dans un contexte, dans un réseau qui inclut la
complexité de la société. Plusieurs niveaux co-existent simultanément.
Des mécanismes de renouvellement du projet éducatif lui-même doivent se créer.
TOUT PROJET EDUCATIF A UNE CONCEPTION DE :
L'Homme : Quel l'homme? Il naît déjà prêt ? Devient ? Construit ? Veut se
développer ?
La Société : La société est-elle ce qu'elle a toujours été ou se
transforme-t-elle ? Donne-t-elle de la place ?
L'Enseignement / l'apprentissage : Qui apprend ? Qui enseigne ? Est-ce quelqu'un
qui sait tout qui enseigne à ceux qui savent rient ? Ah, le dialogue.
L'apprentissage se fait-il par la mémoire ou par l'élaboration des contenus ?
Des pratiques scolaires : Processus d'évaluation continu, intégration (d'élèves
différents), devoirs (classe, maison), valeurs et attitudes, système de
formation continu pour les professeurs, coordinateurs et directeurs, rapports
avec le monde : institutions, universités, ONGs, gouvernement.
La Politique : Tout projet éducatif a une vision politique qui le fonde. Est-ce
qu'il va continuer à réproduire l'exclusion, la misère et l'ignorance ? Au
service de qui se met-il ?
La Connaissance : La connaissance est-elle donnée ou construite ? On sait
aujourd'hui que la connaissance est historique, provisoire et faite par des
personnes.
Du Curriculum : Quels contenus vais-je choisir ou abandonner ? Il travaille avec
une découpage de la connaissance consideré important en salle de cours. Les
principes de l'école en émergent. Si le projet est explicité il est possible de
donner de l'autonomie, des responsabilités. Il constitue l'identité de l'école
et génère des accords ou des discordances, générant des différences nécessaires.
Qu'est-ce qui se mantient et qu'est-ce qui se transforme ?
L'Utopie : On éduque pour la société d'ici à 20 ans. Quel société attendons-nous
? Quel homme ?
Comparez les différentes conceptions pédagogiques explicitées dans le tableau
ci-dessous :
LES DIFFERENTES CONCEPTIONS PÉDAGOGIQUES
CONCEPTION TRADITIONNELLE ROMANTIQUE CONSTRUCTIVISTE
HOMME ET SOCIÉTÉ Respect unilatéral
Religion obligatoire
Apolitique
Non critique
Autorité de l'enseignant
Élève obéissant Être humain
Valorise l'autonomie
Autoritarisme de l'élève Être pensant
Reflexif
A des recours
Critique
Liberté d'expression
ENSEIGNEMENT / APPRENTISSAGE Professeur autoritaire / sait tout
Élève passif apeuré / ne sait rien / dépôt de connaissance
Répétition / copie Professeur omis/ne sait rien
Découverte
Insight
Élève sait tout Curieux
Sensible
Construction de l'identité
Transdisciplinariété
CONNAISSANCE / CURRICULUM Paquet de vérités théoriques
Disciplines fragmentées Interdisciplinarité
Problèmes
Projets
Sujets de recherche
Sujet génerateur Apprentissage dans l'interaction
Accepter les différences
Dialogue
Synthèse non fragmentaire
Renforcer les caractéristiques de chaque domaine
PRATIQUES SCOLAIRES Pratiques rigides
Apparence padronisée
Discipline
Contenus mémorisés Créativité
Inventivité
Psychologisme
Connaissance pratique vécue Discussion avec le coordinateur
La note n'est qu'un des outils d'évaluation
Outil de connaissance
RAPPORT FAMILLE / MONDE Vision burocratique de la connaissance
Quantitative
Sanction par expiation
Discipline
École fermée Peut tout
Indiscrimination de générations Sanctions par réciprocité
Partenariat fonctions différentes
École socialisatrice
Règles de ce qui est public
Pour les États Généraux de la Clinique
Entre psychiatrie, psychanalyse et droit
Mirian Giannella
Relecture Emmanuel Bing
Considérant la folie comme étant l'exclusion de la communauté des humains, êtres
de langage, mais constatant que la communication et le dialogue nous sont
interdits par le silence imposé aux tyrans qui ne peuvent pas révéler le plan
macabre qui les motive, plan architecturé par le Père, depuis l'antiquité, qui
impose l'ordre de la naissance pour la distribution de l'amour aux fils. Une
alliance entre hommes pour privilégier l'aîné, en lui octroyant tous les droits
et aucun devoir ? Les autres fils et filles n'ont-ils pas de valeur ? Aucune
transmission et protection pour les frères plus jeunes ? Pour eux, le
harcèlement le plus cruel et l'usurpation des droits successoraux des héritiers
légitimes et le pire, avec l'approbation de tous ? Quel désert humain
créent-t-ils ?
Considérant la folie comme une création fabuleuse pour imposer, par la terreur,
l'exclusion des plus faibles et sans défenses, avec l'éxécution perverse de
l'aîné comme le guignol du diable, qui ne grandit pas au respect d'autrui, en
collusion avec le père qui l'instruit et l'instrumente pour manipuler les biens
sans régler les comptes des intéressés, ils anéantissent psychologiquement,
physiquement et sexuellement les plus jeunes, en exerçant sa domination cruelle
aux fins d'usurpation des droits tous, y inclus les droits à l'intégrité
physique et morale et à la dignité de petits enfants sans défenses, et personne
fait rien ? L'enfance est triste sous l'opression tyranique d'adultes
incomprehénsibles à exécuter un plan de manière froide, calculatrice, sans
affect, sans remords pour nous rendre idiots. Après, ils rient, cyniques, et se
font sourds, ils regardent de haut, comme si ce n'était pas avec eux, les
tyrans, prédestinés au silence, mais ce sont eux, les psychopathes ! En
supposant, par anticipation, sur les mineurs sans défenses, les concurrents, ils
sont élévés pour excluer, éliminer, ruiner, anéantir avec des techniques
perverses pour terroriser et démoraliser, en imposant la désumanisation, le
non-désir. Encore plus, avec la trahison majeur pour la raison que l'enfant a
besoin de grandir avec la santé physique et psychique, et que c'est avec la
croyance à la protection, au crédit, à l'investissement des adultes : les
parents, les proches et les autorités et la nécessité d'avoir une place dans la
société. Pour les autres, il n'y a pas de place ? L'hospice ? La prison ? La
chambre à gaz ? Demeurons-nous comme des objets passifs face à l'harcèlement
général ? Défendons-nous !
Considérant la folie comme la destitution de toute sanité, ce qui implique qu'on
n'a pas de place digne dans cette société de places fixes, réservées à bien peu,
tout pour eux, les détenteurs de la science de la cruauté, pour laisser hors-jeu
et exclure de la circulation du savoir et du pouvoir, les frères et soeurs ?
Après, on ne retrouve plus rien, ni écoute, ni solidarité, ni reconnaissance de
la culpabilité, ni réparation des dommages, mais au contraire, la
culpabilisation de la victime, déjà affaiblie, sidérée, sans défenses ! Que
c'est facile, n'est-ce pas, Messieurs !
Considérant que la Loi s'intéresse aux victimes, il faut qu'un représentant de
la Loi dise à la victime que ce qui lui est arrivé ne devait pas arriver, que ça
arrive par notre faute, mais que nous allons travailler pour que ça n'arrive
plus ! Au moins, ça ! Il faut que la société se sépare de la barbarie pour
grandir avec de la santé et de l'éducation.
Le plus difficile c'est d'être dédommagé et d'avoir sa dignité rétablie de fait.
Assumez, nous n'avons pas de place digne ? Alors, donnez-nous de la subsistance,
au moins ! Nous voulons notre retraite par l'insanité que c'est de vivre dans ce
monde que vous paralysez !
Ainsi devraient être les rapports médicaux et psychiatriques ! Qu'ils
rétablissent la dignité de la victime et mettent des limites à la perversion
tyranique de ces cobardes à accabler, paralyser, torturer et intoxiquer
indefensos, au lieu de les protéger, et de nous laisser tous comme complice
passifs, catatoniques, léthargiques.
Considérant cet ordre injuste, qui ne donne même pas de chance aux frères de se
constituer en tant que Sujet, moins encore de se constituer en tant que des
sujets de droits, et qu'une telle pratique constitue rupture du contract social,
crime intentionnel, qui impose traitement desumain et dégradant aux autres et
que l'omission est violation, il est urgent de renverser la situation !
Dans ce sens, la projection sur l'enfant et la femme devrait être de
participation à la vie sociale et de partage des savoirs et richesses, dans une
éthique de la générosité, de donner lieu et voix aux exclus.
Constatant que la boule de la spéculation financière a éclaté, que ce monde, tel
qu'on le connaissait, c'est fini et que nous sommes tous dans la précariété, il
faut faire halte à la tyranie pour construire la démocratie de fait et de droit.
Il faut installer la Loi, éparpiller l'éthique et la morale et produire une
concertation pour prendre une atitude protective, de respect et soin par
rapports aux passifs, pour la préservation de la nature et la construction de
personnes plus saines et en mouvement avec la vie, il faut protéger, soigner,
valoriser les victimes vulnérables, il n'y a pas besoin de tant de violence,
nous sommes sans défenses !
Celle-ci serait la mission majeur des Polices, de l'État, de l'Éducation, de la
Santé, ce-ci serait un projet digne dans lequel tous grandiraient actifs et
participants avec d'opportunités et perspectives de futur.
LA PLANÈTE EXIGE DE REMETTRE CE QUI A ÉTÉ ENLEVÉ !
PROTECTION ET RÉPARATION :
aux femmes, enfants, personnes âgées, noires, indigènes, porteurs de nécessités
spéciales;
à la nature, arbres, animaux, diversité;
aux eaux, air, soles!
Novembre de 2008
Mirian Giannella est Psychanalyste à Sao Paolo, Brésil et a plusieurs articles
publiés à http://giannell.sites.uol.com.br/
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GENERAL STATES OF THE CLINIC
FOR A FUND TO SUPPORT VICTIMS
OF THE PHARMACEUTICAL INDUSTRY
FUNDO DE APOIO À VÍTIMA DA INDÚSTRIA FARMACÊUTICA.
The pharmaceutical industry would have to reserve part of its profits for a fund
to support victims of error and harmful medical practice and complications due
to medicines
since they profit from illnesses imposed on consumers!
It makes the pub of the remedy that they create inventing the illness that the
remedy intends to cure. They want to vitiate, saying that to take remedy is the
exit for our life, and hide the collateral effects and the poisoning for the
death as exit. The others they go crazy, dope, intoxic, exclude, eliminate,
they, the administrator of death, the science of cruelty.
Current Michael Jackson case standing as an icon is only a repetition of the
scaffolding that they created. The doctor who anesthesic its victims for better
taking advantage of them. Anesthetics kills, paralyzes the vital functions, the
respiratory depression and of the central nervous system. For the others, place
none? The hospice? The internment for the death? Suicide? With the proper drugs?
Now, the last mellody is depression. Yes we are depressed due to social
insertion and worthy conditions of life. Yes we are gotten depressed due to
worthy place in the lack society that they create. Everything for they?
We stay of passive objects face to the general siege? Does nobody stop them to
defend, nor the mother? Let us defend! The victim has the right to the defense!
When we go to denounce the practical medical in the Regional Council of Medicine
what we receive is threat? They are part of an organized group? All in
corporation to abuse and to be defended? Is the consumer to be considered guilty
and must he pay for the trauma and for the humiliations that he goes throug? The
State would have to protect the citizen. We are in a tyranny of the financial
corporations? What indignity is this?
Psychiatric hospitals are exclusion places, as Foucault has said and we do not
want more hierarchic structures with its systems of lack creation. Life is
abundant. The world is going to be organized in distributive, horizontal nets,
open, without center.
We do not want any more of this proposal of alopathetic health!
OBSERVATORY OF THE CLINIC
FOR THE GENERAL STATES OF THE CLINIC
July 2009
***
ESTADOS GERAIS DA CLÍNICA
POR UM FUNDO DE APOIO ÀS VÍTIMAS DA INDÚSTRIA FARMACÊUTICA
A indústria farmacêutica deveria reservar uma parte de seus lucros para um Fundo
de Apoio às vítimas de erro e má prática médicos e de complicações por
medicamentos já que lucra com o nosso adoecimento que quer nos impor!
Faz a propaganda do remédio que acaba de criar inventando a doença que o remédio
pretende curar.
Querem nos viciar, dizendo que tomar remédio é a saída para a nossa vida, e
encobrem os efeitos colaterais e a intoxicação para a morte como saída. Os
outros eles enlouquecem, dopam, intoxicam, excluem, eliminam, eles, os senhores
da administração da morte, da ciência da crueldade.
O caso Michael Jackson como emblema atual é apenas repetição da armação que eles
criaram. O doutor que anestesia suas vítimas para melhor se aproveitar delas.
Anestésico mata, paralisa as funções vitais, dá depressão respiratória e do
sistema nervoso central. Para os outros, lugar nenhum? O hospício? A internação
para a morte? O suicídio? Com as próprias drogas?
Agora, a última toada é a depressão. Estamos, sim, deprimidos por falta de
inserção social, trabalho, renda e condições dignas de vida. Estamos, sim,
deprimidos por falta de lugar digno na sociedade de carência que eles criam.
Tudo só pra eles?
Ficamos de objetos passivos face ao assédio geral? Ninguém para nos defender,
nem a mãe? Defendamo-nos de tirânicos perversos! A vítima tem o direito à
defesa! Quando vamos denunciar má prática médica no Conselho Regional de
Medicina o que recebemos é ameaça? Fazem parte de uma quadrilha organizada?
Todos em corporação para abusar e se defender? O usuário é que é culpabilizado e
deve arcar com o ônus do trauma e das humilhações por que passa repetidamente? O
Estado deveria proteger o cidadão. Estamos numa tirania das corporações
financeiras? Que indignidade é esta?
Hospitais psiquiátricos são lugares de exclusão, como já dizia Foucault e não
queremos mais estruturas hierárquicas com seus sistemas de criação de carência.
A vida é abundante. O mundo vai se organizar em redes distributivas,
horizontais, abertas, sem centro.
Não queremos mais esta proposta de saúde alopatética!
FUNDO DE APOIO À VÍTIMA DA INDÚSTRIA FARMACÊUTICA.
OBSERVATÓRIO DA CLÍNICA
PELOS ESTADOS GERAIS DA CLÍNICA
***
En Français :
ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA CLINIQUE
POUR UN FOND D'APPUI AUX VICTIMES DE
L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE
FUNDO DE APOIO À VÍTIMA DA INDÚSTRIA FARMACÊUTICA.
L'industrie pharmaceutique devrait réserver une partie de leur intérêt pour un
fond d'appui aux victimes d'erreurs et de mauvaise pratique médicale et de
complications médicamenteuse une fois qu'elle enrichie avec nos maladies qu'elle
veut nous imposer.
Elle fait la pub du remède qu'elle vient de créer en inventant la maladie qui le
médicament prétend soigner !
Ils veulent nous vicier en disant que prendre de remèdes est la sortie de la
vie, sous couvert les effets collatéraux et les intoxications pour la mort comme
sortie. Les autres, ils rendent fou, ils dopent, intoxiquent, excluent,
éliminent, ils, les seigneurs de l'administration de la morte et de la science
de la cruauté.
Le cas de Michael Jackson est emblématique du l'air du temps, ce n'est que
répétition de l'armation qu'ils ont crée. Le docteur qui anesthésie ses victimes
pour mieux en profiter. L'anesthésique tue, paralise les fonctions vitales,
entre autres conséquences très graves comme la dépression du système
respiratoire et du système nerveux central. Pour les autres, aucune place ?
L'hospice ? L'internation pour la mort ? Le suicide? Avec les drogues,
elles-mêmes ?
Maintenant, la dernière chanson c'est la dépression. Oui, nous sommes déprimés
par manque d'insertion sociale et des conditions dignes de vie. Oui, nous sommes
déprimés par manque de place digne dans la société de carence qu'ils créent.
Tout pour eux.
Restons-nous en tant qu'objets passifs face à l'harcèlement général ? Personne
pour nous défendre, ni même la mère ? Defendons-nous de tiraniques pervers ! La
victime a droit à la défense! Quand nous allons dénoncer de la mauvaise pratique
médicale au Conseil Régional de Médicine, ce qu'on reçoit c'est de la ménace ?
Font-ils partie d'une bande organisée ? Tous en corporations pour abuser et se
défendre ? L'usager qui est culpabilisé et doit payer la charge du trauma et des
humiliations par lesquelles il doit passer maintes fois ? L'État devrait
protéger le citoyen. Nous sommes dans une tyranie des corporations financières ?
Quel indignité c'est celle là ?
Hôpitaux psychiatriques, ce sont des endroits d'exclusion, comme disait Foucault
déjà et nous ne voulons plus ces structures hierarchiques qui produisent de la
carence. La vie est abondante. Le monde va s'organiser par des réseaux
distribués, horizontaux, ouverts, sans centre.
Nous ne voulons plus cette proposition de santé allopathéthique !
OBSERVATOIRE DE LA CLINIQUE PAR
LES ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA CLINIQUE
Juillet 2009
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Espagnol :
ESTADOS GENERALES DE LA CLÍNICA
POR UN FONDO DE APOYO A LAS VÍCTIMAS
DE LA INDUSTRIA FARMACÉUTICA
FUNDO DE APOIO À VÍTIMA DA INDÚSTRIA FARMACÊUTICA.
La industria farmacéutica debería reservar una parte de sus lucros para un Fondo
de Apoyo para las víctimas de sus errores y de las prácticas médicas
equivocadas, para las complicaciones de salud generadas por las medicinas; dado
que esta industria se enriquece con las mismas enfermedades que quiere
imponernos.
¡Esta industria publicita el remedio que acaba de crear, inventando la
enfermedad que ¡la medicina pretende asistir!.
Esta industria nos envicia diciendo que tomar los remedios es la solución para
la vida, cubriendo, ocultando los efectos colaterales y las intoxicaciones que
gestan la muerte como solución para la vida.
Los otros, los señores de la administración de la muerte y de la ciencia de la
crueldad, tienen por función: enloquecer, dopar, intoxicar, excluir, eliminar.
El caso de Michael Jackson es emblemático de nuestra época, no es sino
repetición del armado que ellos (industria y señores de la ciencia de la
crueldad) han creado. El doctor que anestesia a sus víctimas para aprovecharse
más fácilmente de ellas. La anestesia mata, paraliza las funciones vitales,
entre otras graves consecuencias como la depresión del sistema respiratorio y
del sistema nervioso central. Para los enfermos qué opción hay? ¿algún lugar?
¿Hospicio?. ¿Internarse a la espera de la muerte?, ¿el suicidio? ¿Con las mismas
drogas que le venden?.
Ahora, la última canción es la depresión. Sí, estamos deprimidos por falta de
inserción social y condiciones dignas de vida. Sí, estamos deprimidos por falta
de lugar digno en la sociedad y por la carencia que justamente, estas industrias
y los señores de ciencia de la crueldad, crean. ¡Todo para ellos!.
¿Nos quedaremos como objetos pasivos ante el hostigamiento general? Nadie hay
para defendernos, ni si quiera la mamá. !Defendámonos nosotros entonces, de los
tiranos perversos! ¡La víctima tiene derecho a defenderse! Cuando vamos a
denunciar la mala práctica médica en el Consejo Regional de Medicina, lo que se
recibe es amenaza. Ellos hacen parte de una banda bien organizada. Todos en
corporaciones para abusar y defenderse entre si. El usuario es culpabilizado y
debe pagar la carga no sólo del trauma sino de las humillaciones por las cuales
debe muchas veces, pasar. El estado debería proteger al ciudadano. Estamos en
una tiranía de corporaciones financieras. ¡Qué indignidad es esta!
Hospitales psiquiátricos, lugares de exclusión, como ya lo decía Foucault y,
nosotros, no queremos ya más estas estructuras jerárquicas que producen para
todos, carencia. La vida es abundante. El mundo va a organizarse a través de
redes horizontales, abiertas, sin centro.
No queremos ya más esa propuesta alopatetica de Salud!
OBSERVATORIO DE CLINICA
POR LOS ESTADOS GENERALES DE LA CLÍNICA
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